L’HEURE DU CRIME

Jacques PRADEL

 

La retraite est un mot étranger pour Jacques Pradel. A 71 ans et plus de quatre décennies sur les ondes, il ne semble pas près de fermer son micro. Sa voix suave va continuer à se faire entendre au cœur du PAF .

On l’avait connu avec les grandes heures de la radio publique en 1976 avec Françoise Dolto (sur France Inter) puis des plus sombres à la télévision « Perdu de vue » sur TF1, il aura abordé avec brio de nombreux formats radiophoniques : les matinales, le surnaturel et surtout les faits divers….
On se souvient de son émission « adrénaline » toujours sur France Inter qui finira par l’évincer à la suite de ses « errances » télévisuelles pour se retrouver sur les stations « périphériques » RTL ou Europe 1 où il a continué une carrière honorable, devenant au passage sociétaire des « grosses têtes » à plusieurs reprises sur la station de la Rue Bayard.

A présent, chaque soir, du lundi au jeudi à 20 h 10, notre vieux routier des ondes anime l’émission « L’Heure du crime », sur RTL.

Mais ce programme existe depuis 2010, d’abord diffusé l’après-midi, il a intégré ce nouveau créneau horaire depuis la dernière saison.

« L’heure du crime » c’est une sorte de « faites entrer l’accusé » version radio. L’animateur rappelle un fait divers marquant de l’actualité, puis fait intervenir plusieurs protagonistes liés à l’affaire : un journaliste, un avocat, les proches de la victime, etc…

Aidé par des images sonores de la station RTL, Jacques Pradel permet à l’auditeur de se replonger dans le bain de l’histoire. Qu’il parle de « l’affaire Gregory », des « cordelettes d’Annemasse », de « Guy Georges, le tueur de l’est parisien » ou de « Bruay en Artois », d’affaires élucidées ou non, la trame de l’émission reste la même, avec une chronologie des faits clairement exposées, agrémenté d’un soupçon de suspense pour l’auditeur qui ignore ou pas le sujet traité….

L’émission qui concurrence d’autres émissions de qualité à la même heure : « les informés » de Jean-Matthieu Pernin sur France Info, « l’heure bleue » de Laure Adler sur France Inter ou encore « le Social club » de Frédéric Taddéi sur Europe 1 tient son rang à un heure d’écoute dite de « prime time » pour la radio. C’est-à-dire environ 600.000 fidèles….

 

LES MATINALES RADIO

YVES CALVI

LA FORCE TRANQUILLE DE RTL MATIN

 

Il peut jubiler Yves Calvi, aux manettes de RTL Matin depuis 2014 : il est à la tête de la première matinale radio de France, contrairement à ce que nous avions annoncé lors d’un précédent article concernant France Inter que la station de la Rue Bayard devance à présent….

A 58 ans, ce déjIà vieux routier des ondes a donc réussi son pari de remettre RTL sur la première marche du podium.

Quel est donc son secret ?

D’abord, il n’est pas un novice dans ce type d’exercice épuisant et souvent périlleux qu’est une matinale : déjà en 1987 et durant 7 ans, il a animé la première matinale de France Info (avec son fameux jingle composé par son père, le compositeur Gérard Calvi).

Outre son parcours télévisuel jalonné de succès d’audience dont bien sûr « C’est dans l’air » produit par son ami Jérôme Bellay, qu’il animera durant seize ans sur France 5 et qui contribuera à booster sa popularité et à lui donner le rôle qui lui convient le mieux : celui qui se met dans la peau du téléspectateur, adoptant une position de candide tout en contrôlant le contenu du débat.

Une vraie marque de fabrique qu’il affinera également en présent « Mots croisés » le magazine politique de France 2….

Pour revenir au monde de la radio qu’Yves Calvi a parcouru dans les moindres recoins : outre France Info, il a longtemps officié sur Europe 1 (sept ans) puis sur France Inter durant trois ans….

RTL matin constituait pour lui un véritable challenge, au vu de son emploi du temps professionnel : présent à la matinale, ce qui implique d’être levé avant l’aube pour finir par officier en soirée d’abord sur LCI puis sur Canal Plus… Aussi éreintant que risqué, même si le retour sur investissement est gagnant (en popularité comme au niveau financier) …

Il joue durant la matinale le rôle de chef d’un orchestre qui ne fait pas de fausses notes, tant la mécanique médiatique est bien huilée.

Entourée d’une équipe de chroniqueuses et de chroniqueurs chevronnés, souvent très connus du grand public car issus de la télévision : François Lenglet pour l’économie, Amandine Bégot pour la « revue de presse », Michel Cymes, Sophie Aurenche ou Odile Pouget pour la Santé,

Côté « pluie et beau temps, c’est Louis Bodin, prévisionniste de formation, qui commente la météo comme il le fait déjà sur TF1…

La politique est largement mise en avant avec l’interview politique d’Elisabeth Martichoux qui officie depuis plusieurs années à RTL ou encore le narquois Nicolas Domenach, sans oublier Alba Ventura et ses commentaires pertinents.

Côté info brute, Les deux Jérôme : Florin et Chapuis présentent les flashes de cette matinale à 7 heures, 8 h00 et 9h00.

Dans le compartiment humour, citons bien sûr Laurent Gerra dont le talent ne s’érode pas malgré le côté périlleux de cet exercice quotidien (n’est-ce pas Nicolas Canteloup, sur Europe 1 ?). Cyprien Cini, journaliste de formation, à RTL depuis 10 ans est une figure montante avec ses billets d’humour décapants.

Signalons également la présence (occasionnelle) du parfois sulfureux Éric Zemmour, dont le talent de polémiste agace autant qu’il fascine….

Certains esprits chagrins diront qu’Yves Calvi n’est qu’un « passeur de plats » ou qu’il appartient à la galaxie du « politiquement correct », voire qu’il est un peu trop lisse d’où sa longévité….

C’est en partie vrai, mais notre homme sert des plats savoureux en bon artisan des médias qu’il est, doté d’un grand capital sympathie…. Chacun s’accordera à lui reconnaitre des qualités de grand professionnel dont la notoriété n’est pas montée à la tête……

 

N’est pas cela finalement la marque des grands… ?

 

PATRICK ROGER ET SOPHIE GAILLARD

SUD RADIO LE PETIT NOUVEAU QUI MONTE

 

Sud Radio, ça ne vous dit rien ? –

Au nord de la Loire, c’est vrai que la station reste très méconnue, étant plutôt assimilée à une lointaine fréquence qui berce les auditeurs du grand Sud Ouest de la France.

Faisons un peu d’histoire : son ancêtre s’appelait Radio-Andorre, elle fut créée à l’aube des années 50, au cœur de la Principauté d’Andorre.

Par opposition à la radio nationale, elle avait tels Europe N°1, Luxembourg ou Radio-Monte Carlo, le statut de « Radio Périphérique » jusqu’à la libéralisation des ondes après 1981,

Elle a connu la fréquence FM en 1986.

Elle a changé plusieurs fois de propriétaires depuis sa création, devenant française en 1966 puis nationale au fil du temps avec la nouvelle stratégie de développement de la station qui souhaite jouer à présent dans la « cour des grands ».

La tranche matinale est animée par Patrick Roger et Sophie Gaillard.

J’ai rencontré Patrick Roger dans une enseigne de la grande distribution, je l’avais déjà croisé il y a plusieurs années alors qu’il était Présentateur du journal et rédacteur en chef de la matinale de France Inter. Ce vieux routier des Ondes de 52 ans a en effet pas mal bourlingué sur les différentes ondes : aussi bien sur le service public (Radio France) que privé (Europe 1), sans oublier un passage par la télévision.

A présent, directeur général de la station et présentateur du 6-10 heures, ce qui en fait la tranche matinale la plus longue du PAF, en binôme avec Sophie Gaillard, elle-même passée par plusieurs radios, d’abord par les privées locales puis par Skyrock ou elle se forme avec Manu Lévy, puis sur RTL et enfin Europe 1)

Patrick Roger est occasionnellement remplacé par Philippe Verdier, ancien chef du service météo de France 2 (viré pour avoir commis un ouvrage climato-sceptique),

Le binôme est entouré d’un certain nombre de chroniqueurs et chroniqueuses jouissant d’une grande notoriété : Natacha Polony ou encore Michael Darmon, transfuge de France 2 et d’I-Télé. Sans oublier un Henri Guaino, politique reconverti en chroniqueur intransigeant ou encore Christophe Bordet ou Jean-Baptiste Giraud….

Le slogan « prenez la parole » est indéniablement la marque de fabrique de la station, favorisant un échange solide avec ses auditeurs et pas seulement lors de la matinale mais tout au long de la journée (André Bercoff, Brigitte Lahaie, Jacques Pessis).

Emettant en ile de France sur la fréquence 99.9, Sud Radio souffre cependant d’un manque de notoriété sur la partie nord de l’Hexagone, très écoutée en Occitanie ou aux confins du massif central, elle est en queue de peloton dans le reste du territoire.

Devenue station parisienne, l’an dernier, abandonnant ainsi définitivement ses studios toulousains, elle rêve certainement le trouver un destin similaire à celui d’une ancienne régionale, RMC.

Elle n’oublie ses racines sudistes en se proclamant toujours la « station du Rugby » ….

Bien menée cette longue matinale, allie habilement les ingrédients propres à une radio privée (l’horoscope, le tiercé, des pubs un peu soûlantes, etc.) que celles d’une radio publique (le débat, les rencontres) ……

C’est vrai le ton est agréable, les plages d’info sont assez conséquentes. Sud Radio s’est donné les moyens de réussir son pari : celui d’égaler les stations nationales a plus ou moins moyen terme….

 

"SUIVEZ PATRICK COHEN SUR EUROPE 1"

 

Voila un slogan qui habite les panneaux d’affichage de nos villes depuis quelque temps. Au fait, à qui s’adresse-t ‘il ? Aux auditeurs de France Inter qui changent de fréquence pour continuer à écouter le « roi des matinales » ou bien ceux d’Europe 1 ou d’ailleurs qui seraient tentés d’écouter un ton nouveau ?

C’est vrai, la station de la rue François 1 er à Paris avait besoin de « rebooster » des audiences en berne depuis un certain temps. Très distancée par ses concurrentes, l’ancienne radio périphérique se devait de réagir. C’est ainsi que les équipes d’Arnaud Lagardère ont décidé d’employer les grands moyens : débaucher le meilleur de la concurrence, notamment chez Radio-France, outre Patrick Cohen, les anciens dirigeants de la Maison Ronde, Frédéric Schlesinger ou Emmanuel Perreau.

Patrick Cohen, qui avait déjà fait un (court) passage sur Europe 1 entre 2008 et 2010, est revenu depuis le 28 août sur cette antenne légendaire pour apporter son savoir-faire en matière de succès d'audience.

Accompagné de la sempiternelle Julie Leclerc, valeur sûre de la Station depuis les années 70, il anime la tranche matinale entre 7 h00 et 9h30.

Une brochette de qualité composée de chroniqueurs spécialisés l’accompagne dans cette nouvelle aventure, dont Hélène Jouan, elle-même transfuge de France Inter qui commente l’actualité politique, mais également : Axel de Tarlé, pour l’économie, Vincent Hervouet pour l’international, Marion Lagardère pour la « Revue de Presse » qui remplace une Natacha Polony après sa curieuse éviction ou encore Philippe Vandel, qui a également déserté « France Info » pour lancer ses « pourquoi » sur cette nouvelle antenne.

Matthieu Noel, compagnon de route de Patrick Cohen sur la 5 commet un billet d’humeur qui se rapproche de celui de la télévision. Télévision dont sont issus la plupart des protagonistes de la station, tout comme leur concurrent d’ailleurs.

A présent, chaque auditeur peut mettre un visage sur la personne qu’il écoute. Fini, le temps du présentateur qui avait un « physique de radio ».

Sans oublier, le (pas toujours) drôle Nicolas Canteloup et sa « Revue de Presque » et le tableau est complet pour relancer la machine. Vraiment ? Les premières mesures d’audience ne laissent pas apparaitre un pic soudain d’écoute mais au moins l’arrêt de l’hémorragie des dernières années…

Il faut certainement laisser du temps au temps, mettre en place un ton nouveau et accrocheur (et non racoleur) pour s’installer dans la durée. La qualité est là, le désir des auditeurs est cependant encore incertain….

 

BRUCE TOUSSAINT

LE PRO DES MATINALES

 

Depuis la rentrée 2017, il est aux commandes de la matinale de la pionnière des radios d’information. Il a succédé à Fabienne SINTES qui est partie rejoindre France Inter, la station sœur.
On l’entend donc entre 7 et 9 heures….
Comme la plupart des matinaliers, il a une double casquette : animateur radio et télévision, comme ses confrères Patrick Cohen, Yves Calvi ou Léa Salamé. Au son de sa voix, on y met immédiatement un visage.
Il est né en 1973 mais a rejoint le monde des médias il y a plus d’un quart de siècle. C’est presque encore un jeunot (on devient maintenant sénior à 45 ans) mais déjà un professionnel rompu à tous les exercices médiatiques.
On le sent à l’aise partout, Bruce Toussaint, aussi bien avec un casque sur les oreilles que sur le plateau de « C’est dans l’air » sur la 5.
Comme beaucoup de gens de sa génération, il a pu bénéficier de l’explosion des radios libres, c’est d’ailleurs à O’FM qu’il débute en 1991 avant de rejoindre Canal Plus en 1994 où il va rester 17 ans.
C’est bien la marque de fabrique Canal Plus qui le définit le mieux car c’est là qu’il va affiner ses talents ce solide gaillard barbu de 1m92 : il présentera d’ailleurs à plusieurs reprises des matinales sur la chaine cryptée à partir de 2004 puis sur I-Télé, sans oublier l’incontournable « Nulle part ailleurs » après le départ de Philippe Gildas. Il tâtera également la présentation des tranches de la mi-journée puis de la soirée….
Après le fructueux passage à Canal, il explorera d’autres environnements médiatiques mais avec des fortunes diverses : à la radio, il anime la matinale d’Europe 1 pendant 4 ans mais finira par être remercié comme la plupart de ses semblables au cœur d’une station qui n’arrive plus à trouver un second souffle.
L’expérience sur France 2 ne s’avèrera guère plus convaincante, maintes fois remaniée dans un laps de temps, son émission présentée avec Clémentine Autain et Philippe Tesson sera rapidement supprimée.
L’amertume passée sur ce relatif échec, Bruce Toussaint retrouve un lot de consolation sur la 5 puis à présent sur France Info, la radio qui elle continue à monter.
Il est accompagné de sa vieille complice Marie Colmant (période I-Télé) pour la partie culturelle, de l’inoxydable Jean-Michel Apathie (également sur Canal, mais explorateur patenté de la presse écrite, radio et télévisuelle) pour la partie politique, de Guy Birenbaum (infos générales) ou encore des journalistes maison incontournables : Anne-laure Dagnet toujours pour le volet politique, julien Langlet, Céline Bayt-Darcourt pour les médias, Jérôme Cadet pour le sport ou encore Fanny Guinochet pour l’économie.
Avec plus de 2 millions d’auditeurs à l’écoute, la matinale de France Info continue une progression historique. L’apport d’un Bruce Toussaint et l’apport de chroniqueurs (ses) qui distillent d’ailleurs leur expertise tout au long de la journée ne sont pas étranger à ce bon chiffre.
Le danger d’un média dédié à l’info c’est le risque de devenir un « robinet d’informations », la gestion des « news en temps réel » comme pourrait dire les observateurs avisés, France info la pionnière n’est pas tombée dans ce piège. Le risque de la « fake news », de la quête du « scoop » , du sensationnel guette à chaque moment, il est important de garder les fondamentaux : recul sur les faits analysés, recoupement des sources, n’est ce pas la quintessence du métier de journaliste ?

 

 

LA PREMIERE MATINALE DE FRANCE...INTER

NICOLAS DEMORAND ET LEA SALAME

 

C’est toujours agréable de se réveiller en éclatant de rire : la verve d’un Daniel Morin annonçant l’arrivée du chef d’orchestre du « 7-9 » y est pour beaucoup. Hier, c’était Patrick Cohen, aujourd’hui c’est Nicolas Demorand…

Nicolas Demorand est en effet le remplaçant de Patrick Cohen, parti à la surprise générale sur…Europe 1 pour concurrencer ceux qui l’ont fait roi…

Ce qui est cocasse, c’est qu’il y a sept ans, le même Patrick Cohen avait remplacé le même Nicolas Demorand, parti toujours à la surprise générale sur…. Europe 1.

Curieux choix pour un Patrick Cohen qui était à la tête de la matinale la plus écoutée de France (plus de 4 millions d’auditeurs chaque matin) pour une station de radio certes légendaire mais en sensible perte de vitesse... Goût du challenge ? Appât du gain ? L’avenir nous le dira.

Mais revenons à Nicolas Demorand qui forme un binôme avec l’exquise Léa Salamé pour animer cette matinale. Celle que l’on surnomme également « la meilleure intervieweuse de France » a accepté, outre un emploi du temps chargé, de former un duo toujours gagnant avec Demorand.

Notre duo est aidé par une brochette de chroniqueurs expérimentés : l’incontournable Bernard Guetta pour la politique étrangère, Thomas Legrand pour la politique, le très pragmatique Dominique Seux pour l’économie, Rebecca Manzoni (avec une voix toujours aussi sensuelle) pour la musique sans oublier le petit nouveau : l’excellent Claude Askolowitch qui reprend la revue de presse abandonnée par Hélène Jouan, ancienne directrice de la rédaction, figure emblématique de France Inter partie avec Demorand (surprise personnelle) ….

La pétillante Charline Vanhoenecker ouvre la marche des chroniqueurs (ses) avec Sophia Aram ou François Morel, un « ancien » mais toujours aussi fin….

Ainsi, on ne change pas une équipe qui gagne, fort de 2 millions d’auditeurs chaque matin (mais pas trop éloigné de RTL, d’Yves Calvi). Certains esprits critiques diront que la matinale d’Inter est un nid de « bobos gauchistes », d’autres diront qu’elle ne fait que confirmer la position de France Inter, chaîne du service public, avec ses qualités (Pas trop de pub, pas de racolage) et ses défauts (souvent en grève, subjectivité affirmée).

Le talent d’un Demorand, probablement marqué politiquement est peut-être moins clivant que son prédécesseur. Le partage de l’antenne avec une Léa Salamé, rigoureuse mais dépourvue d’agressivité sont des facteurs encourageants pour la réussite d’une « matinale » qui ne peut échapper aux « aléas du direct » mais qui doit apporter des gages de maitrise à des auditeurs toujours plus exigeants….

D’ailleurs, depuis la rentrée, les sujets à polémique semblent plus rares que lors de la saison précédente…
Espérons que ce binôme pourra continuer d’apporter ce qui fait toujours été la marque de fabrique de France Inter « Ecouter la différence ». Expérience à suivre….

 

  • Patrick Roger/Sophie Gaillard Sud RADIO

  • PATRICK COHEN (Europe 1)

  • Bruce Toussaint (France Info)

  • Nicolas Demorand

  • Léa Salamé