BONNE FETE GERARD

 

Le jour de la Saint-Gérard, ça ne s’invente pas, dans une ambiance glaciale, après avoir poireauté plus très longues minutes, le futur ex-ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb a passé le flambeau (provisoire) à son ex-patron, le premier ministre, Edouard Philippe.

Il mettait ainsi fin au mauvais feuilleton concernant sa démission en deux temps : une première refusée par Emmanuel Macron, la seconde finalement acceptée…. Du jamais vu sous la Vème République.

Il sera resté plus de 18 mois aux manettes de la Place Beauvau, un des ministères les plus sensibles et les plus périlleux pour qui l’occupe. Très controversé sur son action notamment sur les migrants et son attitude floue durant l’affaire Benalla, l’air semblait devenir irrespirable pour ce vieux militant socialiste qui fut un des premiers soutiens sans faille au candidat Macron.

Mais au fil du temps, leur relation fusionnelle s’est considérablement détériorée, le ministre de l’Intérieur faisant part de ses doutes et sa lassitude sur l’exercice du pouvoir en place. La capitale des Gaules, dont il avait été l’édile depuis 2001 commençant à lui manquer terriblement, il ne tarda pas à émettre des velléités de retour au bercail en annonçant avec deux ans d’avance son intention de rebriguer un mandat municipal pour 2020 avec la volonté de rendre son maroquin dès les élections européennes….

Le tollé d’abord provoqué par sa volonté de « gérer » sa carrière n’est jamais retombé, l’opposition réclamant de plus en plus sa démission immédiate….

L’ancien professeur agrégé de lettres classiques, vieux militant socialiste, naguère proche de Dominique Strauss-Kahn a ainsi donné satisfaction à ses détracteurs et son retour entre Saône et Rhône constitue certainement un soulagement pour ce protagoniste de « l’ancien monde » qui avait mis imprudemment les pieds « dans le nouveau » n’en maitrisant pas les codes….

Cependant, les années ont passé et celui qui avait conquis la Mairie de Lyon en 2001, va tenter de conserver son fauteuil à 73 ans mais avec quelle majorité, tel sera l’enjeu majeur de ces municipales….

 

LE FIL D’ARIANE

 

Ariane a donc réussi son 100 -ème lancement avec succès. Ce lanceur de l’agence spatiale européenne n’aura ainsi connu que 4 échecs depuis sa mise en service en 1996. On peut saluer non sans fierté ce parcours sans faille. Cela consacre un travail de longue haleine commencé dès 1987 avec le concours de 1000 ingénieurs et techniciens pour arriver à nos jours avec le bilan que l’on sait…

La principale mission d’Ariane dont la taille est de 55 mètres sur deux étages et le poids de 75 tonnes est de placer des satellites sur orbite géostationnaire met en exergue le bon côté de la coopération européenne, outre la France, 21 autres pays voisins ont été associés à cette réussite technologique et commerciale indéniable.

 Concurrent sérieux face aux Américains, l’Agence spatiale européenne a représenté à une certaine période près de 60 % du marché mondiale.

Basé en Guyane, terre française d’Amérique du sud, le Centre spatial guyanais enverra dans l’espace un nouveau lanceur (Ariane 6 ?), encore plus performant technologiquement aux alentours de 2023.

On pourra continuer à contempler la maquette de l’actuelle Ariane 5 sur le site du musée de l’air et de l’Espace, situé au Bourget (Seine-Saint-Denis) …

 

 

               JACK PALMER

 

Le détective le plus ringard de France, j’ai nommé Jack Palmer est orphelin. Son papa, René Pétillon a lâché ses crayons et sa planche a dessin pour rejoindre ad vitam aeternam ses complices Gotlib ou Cabu au paradis des dessinateurs satiriques. Il avait 72 ans….

Né de l’imagination du dessinateur du « Canard enchaîné » en 1974, Jack Palmer est une parodie des « grands privés » du cinéma noir Hollywoodien mais dont le seul point commun avec eux est de porter un Trench Coat, au demeurant bien trop grand pour lui et de porter un feutre mou toujours trop large. Bref, l’anti-héros absolu, peu gâté par la nature et surtout bien peu doué pour mener des enquêtes souvent dans des milieux à des années lumières de sa médiocre existence….

On se souvient de « L’enquête Corse » porté à l’écran par Alain Berberian, avec Jean Reno et Christian Clavier, mais n’oublions pas le désopilant « Disparus d’Apostrophes » inspiré du prétendu enlèvement de Jean Edern-Hallier ou encore le « Chanteur de Mexico ».

 

 

 

 

LE MONDE SELON DONALD

 

Décidément, rien n’arrête le Magnat de Manhattan devenu entre-temps le 45 -ème Président des Etats-Unis. Fort de son leitmotiv de campagne électorale « America First » se targuant d’être à l’origine de la bonne santé économique actuelle du pays de l’Oncle Sam, Donald Trump ne cesse de tacler tout ce qui tentent de lui résister.

A la tribune de l’ONU, il remet en doute l’actuelle utilité de la vénérable institution issue des décombres du deuxième conflit mondial. A ceux ou celles qui l’accusent d’avoir pratiqué l’évasion fiscale à grande échelle en créant, avec sa famille, des sociétés écrans dans plusieurs paradis fiscaux, il balaie d’un revers de manche ce qu’il qualifie être des ragots pour alimenter les gazettes qui lui sont forcément hostiles….

Il fait le forcing pour imposer la nomination à vie à la Cour Suprême du juge Kavanaugh, magistrat ultraconservateur accusé d’abus sexuel, ce qui a provoqué des manifestations de protestations virulentes de la part d’associations ou de comités de défense des femmes (comme « me too ») ou encore un congrès coupé en deux camps adverses, partisans ou hostiles à adouber ce choix….

Le camp du « oui » l’a cependant emporté de justesse et cela rassure un Donald Trump qui voyait poindre à l’horizon les élections de mi-mandat, cruciales pour préparer sa réélection. Un échec aurait constitué un coup de frein brutal à ses ambitions politiques….

 

 

 

DE L’AUTRE COTE DE LA RUE

 

Une récente enquête laissait entendre que la quasi-totalité des diplômés (au minimum Bac+2) constituait la population active la moins touchée par le chômage (5 % d’entre eux seulement) a contrario des non-diplômés qui constituaient le plus grand bataillon du chômage de masse…

Ce qui laisse penser que les diplômés connaissent le plein-emploi… Mais de quels diplômés parlent-on : ceux des secteurs dits d’avenir (les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle, etc…) ou de tous les autres (dont certains issus des filières aux débouchés incertains ou restreints : sciences humaines, lettres, histoire de l’art avec beaucoup d’appelés et finalement peu d’élus) ?

Il est clair que les bataillons issus des grandes écoles d’ingénieurs ou de Commerce, formés au « nomadisme » professionnelle et à une adaptabilité rapide à un marché du travail en constante mutation s’en sortent le mieux, flirtant à peine avec les 4 % de taux d’inactivité. Les secteurs du social et de la santé les suivent de près. Les autres licenciés qu’ils soient professionnels (comme dans la grande distribution) ou générale (sciences) connaissent un peu plus de difficultés mais beaucoup moins que les autres filières classiques (lettres ou sciences humaines) qui comptent trois fois plus d’inactifs que les précédents….

 

FIN DE CAVALE POUR REDOINE FAID

 

L’homme le plus recherché de France, le Latude du XXI -ème siècle, roi de l’évasion (déjà deux au compteur, dont la dernière était spectaculaire) est donc tombé dans les filets de la police qui l’a renvoyé à la case prison.

Condamné à 25 ans de prison pour avoir abattu une gardienne de la paix, Aurélie Fouquet, le braqueur multirécidiviste et virtuose de l’évasion a été mis à l’isolement dans une prison du Pas de Calais, l’administration pénitentiaire espère bien que l’ex-homme le plus recherché de France purge enfin sa peine.

Après avoir nargué les autorités pendant trois mois, mis en avant les failles du système carcéral et jouer au chat et à la souris avec la police et les gendarmes (qui ont bien failli l’attraper il y a deux mois) et probablement profité de la complicité de son entourage, le gamin de Creil, charismatique et médiatique que certains croyaient évaporer à l’autre bout de la planète était caché au « cœur même du territoire » qui l’avait vu grandir. Pas forcément par sentimentalisme mais plutôt par manque de moyens financiers. C’est que ça coute cher, une cavale……

Pour éviter d’être reconnu, il portait une Burqa pour effectuer ses déplacement extérieurs, déguisement astucieux mais qui a fini par le trahir. Il y a quelques jours, il a décidé d’entamer une grève de la fin pour protester contre l’incarcération de plusieurs de ses proches accusés de l’avoir aidé durant cette période.