• Francis Chouat

    Député LREM de la 1ere circonscription de l'Essonne
    (Evry-Corbeil), ex PS.
    Ancien maire d'Evry et proche de Manuel Valls.

  • Stephane Beaudet

    1er Maire d'Evry-Courcouronnes.
    Ex LR et "enfant de la Ville nouvelle d'Evry".

BIENVENUE A EVRY-COURCOURONNES

Depuis le 1 er janvier 2019, Evry, chef-lieu de l’Essonne a donc fusionné avec sa voisine Courcouronnes pour ne former plus qu’une seule et même commune de près de 70.000 habitants sobrement appelée « Evry-Courcouronnes » comme la gare éponyme du RER D.

Le même jour, à l’extrême sud du département, Méréville, ancien chef-lieu de canton a également fusionné avec sa voisine Estouches mais dans des proportions beaucoup plus modestes pour former une ville de 3.500 habitants….

L’importance de l’évènement est de taille, car la dernière fusion la plus spectaculaire, celle de Corbeil et d’Essonnes datait de 1951….

 

La fusion de communes est indéniablement inscrite dans l’ère du temps : Dans l’Hexagone, pas moins de 238 d’entre elles vont franchir le pas cette année avalant au passage quelques 620 anciennes communes mais cela reste anecdotique dans un pays comme la France qui avec encore 34 900 communes est le recordman incontesté en Europe !

Alors pourquoi, ces fusions ? A quels besoins répondent-elles ?

 

 

 

 

 

UN MARIAGE DE RAISON

 

En ce qui concerne Evry et Courcouronnes, cette fusion est née de la volonté des deux maires, celui d’Evry, Francis Chouat, ex-PS qui dirige la ville préfecture depuis 2012, succédant à Manuel Valls dont il est très proche et de Stéphane Beaudet, ex LR qui a ravi Courcouronnes à la Gauche en 2001.

Les deux élus ont insisté sur le fait que cette « union » était évidente tant le destin des deux communes est étroitement lié et ce, depuis plusieurs décennies….

Rappel des faits : une histoire commune qui a vu le jour dès 1965, lorsqu’Evry-Petit-Bourg est devenu Chef-lieu du futur département de l’Essonne. A l’époque, la commune compte moins de 6.000 habitants et malgré une urbanisation sensible opérée à la fin des années 50, garde paradoxalement une physionomie encore très rurale coincée entre la voisine urbanisée Corbeil-Essonnes, principale ville de la région et Ris-Orangis….

Courcouronnes n’est qu’un petit village agricole de moins de 200 habitants… qui a cependant été sorti de sa torpeur champêtre en 1960 par l’arrivée de l’Autoroute du sud qui se termine au Plessis- Chenet, au sud de Corbeil….

Au XIX -ème siècle, les grandes familles de la région sont maires des deux communes : Decauville ainé, propriétaire de la ferme du Bois-Briard tandis que son fils l’industriel Paul est élu à Evry-Petit-Bourg. Tout comme les Pastré qui donnent deux maires à Evry et un à Courcouronnes…

Après la guerre, l’influence de ces familles s’estompent peu à peu et vient le temps d’une nouvelle génération d’élus qui va diriger les communes jusqu’en 1977…. Ce sera le cas pour Michel Boscher, un commissaire-priseur, natif d’Evry-Petit-Bourg mais issu de la grande bourgeoisie parisienne et Claude Métivet, à Courcouronnes…

Michel Boscher, également Conseiller général du nouveau canton d’Evry en 1967 et Député depuis 1958 est considéré comme le père de la « Ville Nouvelle d’Evry » qui sort de terre à partir de 1966.

Le projet initial prévoyait d’associer beaucoup plus de communes mais l’idée d’un « Grand Evry » effraya bon nombre d’élus et surtout généra un clivage Droite-Gauche qui empêcha une telle réalisation….

En effet, à l’époque, le Parti Communiste est alors très puissant en Essonne, dirigeant des municipalités importantes comme Corbeil-Essonnes, « préfecture provisoire » à l’époque, Sainte Geneviève des Bois, Grigny ou encore Morsang-sur-Orge qui ne voient pas d’un très bon œil les velléités expansionnistes du pouvoir UDR, dont Boscher est, selon eux, le représentant zélé….

 

On est alors à des années-lumière du paysage politique d’aujourd’hui qui est bien plus consensuel et finalement les communes adhérentes à la ville nouvelle ne seront finalement que quatre : Evry, Courcouronnes, Bondoufle et Lisses (cette dernière pourtant dirigée par un maire de gauche). Ris-Orangis, alors dirigée par un maire modéré et le Coudray-Montceaux préfèrent ne pas adhérer à la ville nouvelle….

La ville nouvelle prend son essor, Evry a atteint les 15 000 habitants en 1975 tandis que sa voisine Courcouronnes a également connu une croissance exponentielle dépassant les 5 000 habitants, avec l’apport des premiers lotissements qui étaient sortis de terre dès 1971.

A cet effet, les promoteurs vendaient le concept « ce n’est déjà plus la campagne mais pas encore la ville »…..Dans les premiers temps, les enfants des « pionniers » fréquentaient la modeste école du village en attendant la mise en place des infrastructures nécessaires….

En 1975 est inauguré le Centre commercial régional Evry  ainsi que la gare d’Evry-Courcouronnes située sur la nouvelle ligne Grigny-Corbeil Essonnes (future ligne D du RER) pour desservir les principaux axes de l’agglomération nouvelle.

Les deux communes naguère séparées de plusieurs kilomètres finissent par se rejoindre et partagent leurs zones d’activités industrielles et commerciales, les grands sièges sociaux (Accor et Carrefour sont situés à Courcouronnes) bientôt leur hôpital (situé à Courcouronnes) ou même la Grande Mosquée….

La proximité ne sera pas que géographique mais également administrative puisque l’appartenance au Syndicat de l’Agglomération nouvelle va imposer une certaine mutualisation des ressources….

Les deux communes basculent à gauche dès 1977, ce qui va favoriser les relations de bon voisinage entre le maire Evryen Claude Jeanlin et son homologue Courcouronnais Guy Briantais….

 

 

 

PARTENAIRE PARTICULIER

 

 

Déjà sous l’ère Boscher, une volonté de fusion avait été envisagée mais restée sans suite. Il faudra attendre 1984 pour qu’une deuxième tentative, englobant également Bondoufle et Lisses soit de nouveau évoquée pour échouer finalement….

Au début des années 2000 et jusqu’à aujourd’hui, Evry et Courcouronnes continuent leur partenariat, mais c’est surtout le changement dans la donne politique et la réorganisation territoriale qui vous déboucher lentement mais surement vers la fusion…

En 2001, Manuel Valls, ancien élu d’Argenteuil (Val d’Oise) est parachuté dans la ville-préfecture. Depuis 1999 et la démission de Jacques Guyard, maire d’Evry depuis 1983 et empêtré dans des affaires judiciaires (condamné pour recel et corruption dans l’affaire SAGES, les cabinets d’études du PS), deux maires éphémères se sont succéder.

Pour remédier à ce désordre, l’ancien conseiller en com’ de Lionel Jospin est dépêché pour arpenter  sa nouvelle terre d’élection où il devra affronter un autre « parachuté », l’ex ministre et Maire de Brétigny sur Orge, Jean de Boishue. Le futur Premier ministre l’emporte assez facilement et confirme son implantation réussie en battant l’année suivante aux législatives, le maire de Corbeil-Essonnes, un certain Serge Dassault…

L’irrésistible ascension de Manuel Valls va se poursuivre jusqu’aux portes du pouvoir en 2012. Il devient le « boss » d’Evry, la ville « la plus jeune de France » comme il le clame dans les médias et il compte bien s’en servir de tremplin pour assouvir son ambition non cachée en pratiquant une politique de « gauche » mais avec des méthodes que certains de ses amis qualifie « de droite » et « musclée » ….

La même année, un jeune homme de 29 ans, Stéphane Beaudet, lui marqué « à droite » a créé la sensation en mettant fin à 24 ans de socialisme à Courcouronnes. Il bat assez largement Bernard Bragard qui avait succédé à Claude Briantais….

Le nouvel élu est un enfant de la « ville nouvelle », son propre père, Bernard Beaudet, un des cadres de la politique locale a débarqué à Evry au début des années 70 où il travaille pour le maire de l’époque, Michel Boscher qui le nomme directeur de la première maison de quartier de la ville nouvelle…

La famille Beaudet s’installe dans le nouveau quartier des « Pyramides » connu pour son audace architecturale puis enfin à Lisses et à…. Courcouronnes….

Comme Valls, Beaudet travaille dans la communication (notamment à la mairie d’Etampes) et devient rapidement un professionnel de la politique…Mais il connait son territoire et sait se faire apprécier de ses administrés qui le lui rendent bien en le réélisant de plus en plus confortablement (plus de 80 % en 2014 !).

En 2008, alors que trois des quatre communes de la ville nouvelle sont à droite et que celle-ci est présidée par Jean Hartz, maire de Bondoufle, Stéphane Beaudet préfère porter ses suffrages vers Manuel Valls pour présider l’agglo….

Stéphane Beaudet ne s’en cache pas, il prétend être un « ami » du maire d’Evry dont il devine le potentiel : son poste de premier magistrat de la commune chef-lieu n’est qu’un tremplin pour gravir plus rapidement les marches du pouvoir.

Un pouvoir qui lui tend les bras dès 2007 lorsque Nicolas Sarkozy, en quête d’ouverture lui propose un poste de ministre. La tentation est grande, mais Valls, à l’époque, ancré dans ses convictions de gauche décline poliment le poste….

Au niveau local, il continue d’assoir son autorité sur la ville et son agglomération et « jouer » sa différence avec une gauche jugée trop angélique en matière de sécurité, le futur ministre de l’intérieur connait la montée croissante de l’insécurité et de l’insécurité dans sa commune comme chez ses voisines Courcouronnes et bien sûr Corbeil-Essonnes souvent gangrénées par des guerres de gangs qui défendent « leur territoire » : les «Pyramides » contre les « Tarterêts », « le quartier du canal » contre « le parc aux lièvres » qui défraient généralement la chronique et qui renvoie une image très négative……

Devenu Ministre de l’intérieur, le maire d’Evry, déjà surnommé « le Sarkozy de gauche » promet d’éradiquer la délinquance dans sa commune et ses environs. Ses méthodes plaisent même à ses opposants, on se souvient du soutien inconditionnel de son voisin et éternel rival Serge Dassault qui loue son action place Beauvau, sans oublier Stéphane Beaudet qui en fait de même. On ne sait si cette complicité ne trouve son origine dans la décrispation du paysage politique ou bien d’un simple copinage avec renvoi d’ascenseur à la clé……

Toujours est-il que cet état de fait est rempli de mesures concrètes : Evry et Courcouronnes travaillent de plus en plus à la gestion en commun du centre de supervision de vidéoprotection et du contrat intercommunal de sécurité et de la délinquance. En matière d’urbanisme se développent plusieurs ZAC qui sont à cheval entre les deux communes et la problématique du logement avec pléthore de bailleurs sociaux incitent à une mutualisation des ressources…

L’éducation et la santé ne sont pas en reste comme le souligne Beaudet et on sent qu’une nouvelle tentative de fusion point à l’horizon…

 

ADIEU CLOCHEMERLE (ENFIN PRESQUE….)

 

Mais Evry travaille également avec sa « rivale » Corbeil-Essonnes, notamment sur le projet du futur Hôpital Sud Francilien qui va remplacer l’Hôpital Gilles de Corbeil et Louise Michel de Courcouronnes pour les faire « fusionner » en une seule entité sans oublier de regrouper une vingtaine autres sites disséminés dans la région jusqu’à Yerres. Le projet est pharaonique, se révèle compliqué à mettre en place autant au niveau logistique que financier mais après moultes péripéties, il finira par voir le jour en 2012…

La mise en place d’une maison de l’emploi mutualisée mais située à Corbeil-Essonnes sera sujette à polémique, rappelant que la hache de guerre déclenchée depuis le choix d’Evry comme préfecture au détriment de sa voisine n’est pas complètement enterrée…

Les deux communes sont d’ailleurs chacune à la tête d’une communauté d’agglomération : Evry à la tête de Evry Centre Essonne, présidé par Valls puis Francis Chouat et Corbeil de Seine-Essonne, avec Jean-Pierre Bechter à sa tête….

Mais déjà on parle à la fin du quinquennat Hollande d’un nouveau redéploiement territorial : la réduction par deux des cantons, le regroupement des régions, on évoque même la disparition programmée des départements et c’est le nouveau premier ministre Manuel Valls qui annonce toutes ces mesures provoquant une certaine « bronca » chez les élus…

Le même Valls qui a laissé les clés de la mairie à son fidèle second Francis Chouat et celle de sa circonscription à son suppléant, le conseiller général de Corbeil-Est, Carlos Da Silva… mais qui garde un « œil » sur son fief en restant simple conseiller municipal….

Mais l’annonce de la création d’un nouveau « Grand Evry » dans le cadre de la réforme des communautés de communes que les préfets doivent mettre en place provoque une tempête politique…. On retourne au début des années 70 avec l’idée d’un « Grand Evry » hégémonique qui broie toutes les communes sur son passage. Avec un espace territorial bien plus important qu’à l’époque, flirtant avec les terres bucoliques du sud Essonne, d’où la « terreur » de certains élus….

 

 

 

TU NE FUSIONNERAS POINT

 

A Corbeil-Essonnes, Jean Pierre Bechter refuse cette « fusion forcée » et menace de se battre jusqu’au bout. Autour du Val d’Orge et de l’Arpajonnais, la résistance s’organise ardemment et cela portera ses fruits : finalement, « le grand Evry » qui s’appellera finalement « Grand Paris Sud Essonne Sénart » pour ne froisser aucune susceptibilité n’englobera que les territoires d’Evry Centre Essonne, Seine-Essonne et Sénart et la commune de Grigny …

Francis Chouat en deviendra le président, tandis que Jean Pierre Bechter en deviendra le vice-président…Comme quoi tout s’arrange…. Pendant ce temps, Stéphane Beaudet est devenu vice-président chargé des transports de la Région Ile de France raflée à la gauche aux dernières élections régionales et que préside l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse.

En 2017, Manuel Valls qui avait quitté Matignon l’année précédente pour mieux se consacrer à la primaire de la Gauche qu’il pensait gagnée d’avance a vu ses ambitions s’effondrer, le voilà qui redevient simple député de base mais pas au PS qu’il a quitté mais avec un vague soutien de la République en marche créée par son ex rival et nouveau locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron……

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de la Seine et le prestige de l’ancien « patron » d’Evry a fondu comme neige au soleil… Cependant, l’ancien premier ministre décide de se représenter dans sa circonscription et de faire une campagne discrète mais active que nous avons déjà évoquée dans des récents articles. On connait, la suite sa réélection d’extrême-justesse (un peu plus de cent voix) sent le soufre et sa principale opposante, Farida Amrani l’accuse de tricherie….

Valls a cependant encore beaucoup d’amis mais pas dans son ancien camp politique, hormis son ami Francis Chouat qui a rejoint le camp Macroniste bien avant lui mais plutôt à droite, avec tous les autres maires de la circonscription, Bechter et Beaudet en tête……

Mais devenu la cible de très nombreuses critiques, l’ancien Premier Ministre, de moins en moins présent à l’assemblée nationale prend une décision radicale : il prend le large pour retrouver ses racines : celle de la Catalogne dans le dessein de s’emparer de sa capitale : Barcelone, sa ville natale qu’il ne souhaite pas voir sortir de l’Espagne…. Le pari est autant inédit qu’insolite mais l’homme n’a pas peur des défis…

Cette annonce en réjouit beaucoup, en désole certains mais en soulage un grand nombre qui ne souhaitait plus le voir hanter les antichambres du pouvoir qui lui a échappé…. Comme son illustre prédécesseur à la mairie d’Evry, Aguado, naturalisé français comme lui mais également parti par dépit, il souhaite finir ses jours de l’autre côté des Pyrénées…

Il démissionne de l’Assemblée, provoquant une élection législative partielle. Le fidèle Francis Chouat est désigné pour lui succéder… Son adversaire attitrée, Farida Amrani espère bien prendre sa revanche et enfin donner à la France Insoumise un nouveau siège…

 

 

AVOIR UN BON COPAIN…

 

C’est sans compter une nouvelle fois sur la mobilisation de toutes les maires et tous les maires de droite que compte la circonscription : une fois de plus, Stéphane Beaudet, en rupture de ban avec la stratégie de Laurent Wauquiez, apporte un soutien inconditionnel à son « ami » Francis avec lequel il travaille sur le nouveau projet de fusion des deux communes depuis quelques mois et qui devrait être acté pour 2019.

Jean-Pierre Bechter, maire de Corbeil-Essonnes apporte également un soutien sans faille, ne voulant pas de « l’arrivée de la gauche radicale » que peut incarner Farida Amrani soutenu par son éternel rival et pourfendeur du « système Dassault » : Bruno Piriou.

L’ancien député de Corrèze se met en congé des « Républicains » pour afficher clairement son soutien à son voisin d’Evry… On peut sourire et penser qu’une telle attitude aurait été surnaturelle dans les années 70 : imaginons le Communiste Roger Combrisson, maire de Corbeil soutenir son voisin d’Evry, Michel Boscher. Autres temps, autres mœurs….

Malgré ses soutiens, la tâche du maire d’Evry s’avère compliquée, tout va dépendre du taux du participation : Bechter en sait quelque chose, il a récupéré son siège de Conseiller général de Corbeil avec un peu plus moins de 20 % des électeurs inscrits….

Mais une gauche désunie et un adjoint de Bechter qui se présente sur l’étiquette LR vont suffire à faire élire assez largement Francis Chouat malgré un taux de participation très faible…

L’élection au Palais-Bourbon de Francis Chouat va obliger ce dernier de quitter son poste de maire, en raison du cumul des mandats. C’est sa première adjointe, Danielle Valero qui devrait lui succéder du moins jusqu’à la fusion…….

Actée par le préfet de l’Essonne en septembre 2018, la fusion des deux communes entre officiellement en application le 1 er janvier 2019….

La commune nouvelle compte un peu moins de 70.000 habitants et couvre 1300 hectares de superficie et reste la commune la plus peuplée du département (devant Corbeil-Essonnes et Massy).

Le nouveau conseil municipal (issu des deux anciens conseils des communes respectives) s’élève à 77 élus, dont 28 maires-adjoints qui portent à leur tête, Stéphane Beaudet, par 74 voix et 3 abstentions…

Jusqu’à la prochaine échéance électorale en mars 2020 qui verra le nombre de conseillers réduits à 53, chaque ancien maire gardant sa délégation sur sa propre commune, Danielle Valéro devenant ainsi maire déléguée d’Evry….

 

 

 

TOUJOURS PLUS GRAND TOUJOURS PLUS FORT

 

Ainsi Evry-Courcouronnes avec sa nouvelle taille de population espère mieux peser face à la mise en place du Grand Paris et surtout équilibrer sa rivalité avec Massy-Saclay devenu le premier pôle économique du département….

La nouvelle commune rejoint ainsi Cherbourg en Cotentin (avec 85 000 habitants, qui a absorbé plusieurs de ses voisins de l’agglo ou encore Annecy qui en a fait de même pour rejoindre les villes de plus de 100 000 habitants).

Le principal attrait de ces regroupements de commune réside d’abord dans l’augmentation de la dotation globale de financement si précieux pour les localités en matière de manne financière….

D’autres pourront s’étonner de ne pas avoir vu opérer plutôt la fusion entre les deux anciennes rivales : Evry et Corbeil-Essonnes qui en aurait fait une ville de 110 000 habitants, la faisant rentrer dans la catégorie des « grandes villes » mais il n’est pas impossible que la ville des « grands moulins » s’agrandisse avec une partie des communes mitoyennes de Sénart si le processus de regroupement des communes se développent….

En février 2019, un des « grands débats » provoquée par le mouvement des Gilets Jaunes menée par le Président de la République, Emmanuel Macron est organisé dans la commune nouvelle d’Evry-Courcouronnes, en présence de nombreux élus des environ qui jouent au jeu des questions-réponses avec le chef de l’Etat.

La nouvelle commune est déjà sous le feu des projecteurs, Stéphane Beaudet est comme un « maitre de cérémonie » en bras de chemise et sans cravate au côté d’un Emmanuel Macron, vêtu de même et menant le débat pendant près de sept heures….

 

En attendant, l’aventure urbaine voulue pour donner un nouveau souffle au développement de région parisienne continue sur une partie du territoire essonnien qui depuis sa création en 1968 a connu de nombreux bouleversements aussi bien infrastructurels, sociologiques que politiques.