Christèle Dumas et Philippe DUPONT

LA VIA TOLOSANA DITE VOIE D'ARLES

CHRONIQUES D’UN COMPOSTELLE PAS COMME LES AUTRES 

17-29 AOUT 2020

 

« La Vérité se trouve dans vos talons »

Zhuangzi, Philosophe Chinois

 

 

 

 

 

 

 

1 er EPISODE:

L'INVITATION AU VOYAGE

 

– Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or ;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.

Charles Baudelaire

 

 

Mon mobile a sonné en cet après-midi de Juillet. C’était Christèle….

« Serais-tu intéressé de faire la Voie d’Arles avec moi, je pars le mois prochain ? ».

« Pourquoi pas » ai-je répondu sobrement. En effet, pourquoi ne pas aller à la découverte de cette variante du Chemin de Compostelle. Voilà un beau défi estival autant intéressant qu’insolite. J’étais dispo, ayant terminé depuis peu un voyage qui aura duré 17 ans à l’intérieur « d’un pays où la vie ne coûte pas cher ». Ainsi une bonne opportunité m’était offerte pour aller défricher de nouveaux sentiers méconnus et partir humer un doux parfum de nouveauté….

C’est vrai, lorsque l’on parle à bon nombre d’interlocuteurs du projet, on craint percevoir chez eux un sentiment teinté d’admiration polie et d’inquiétude non dissimulée : Quoi ! faire plus de 200 Km sur des sentiers caillouteux semble relever du « calvaire assuré » et d’une « forme de masochisme » inconscient : il a décidé en baver, peuvent-ils soupirer pour finalement déclarer de façon solennelle : personnellement, je ne me vois pas faire ça… ».

C’est vrai, le Chemin de Compostelle n’échappe pas aux clichés ou autres idées reçues et est parfois perçu comme le rendez-vous des Cathos exaltés qui vont arpenter des chemins poussiéreux pour espérer trouver le Graal…

La Messe est dite… Mais au fait, peut-être que certains de nos lecteurs ne savent pas trop ce qu’est vraiment ce fameux Chemin où en possèdent une connaissance assez vague ? Une piqûre de rappel s’impose….

 

Compostelle pour les Nuls…

 

Considérée comme la « randonnée la plus courue » d’Occident, « le Chemin de Compostelle », ou donnons-lui plutôt une dénomination plurielle , puisqu’au moins quatre d’entre eux traversent notre beau et vieux pays pour converger vers la péninsule Ibérique….Citons-les : le Chemin du Puy-en-Velay, celui de Tours, de Vézelay et enfin ce qui nous concerne en premier chef : Arles, plus communément connu sous le nom de Via Tolosana, celle qui mène à Toulouse et que nous n’allons pas tardé à emprunter…..

Notons que les Chemins n'attirent plus uniquement la seule Communauté Chretienne, pouvant être foulés par d'autres croyants venus de religions différentes et bien sûr par une population athée qui cherche tout simplement à se ressourcer....

Au premier jour fut le commencement : au premier siècle de l’Ere Chrétienne, lorsque Jacques le Majeur est un pêcheur du Lac de Tibériade en Galilée tout comme son frère Jean. Les deux hommes abandonnent leur barque lorsqu’ils rencontrent Jésus de Nazareth dont ils deviendront les disciples dévoués, le suivant même jusqu’à son agonie sur le Mont des Oliviers….

 

« Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »

— Actes 1 :8

 

On connait la suite : la Résurrection du Christ trois jours après sa Crucifixion sur le Golgotha jusqu’au quarantième jour suivant où Jésus rencontre une dernière fois ses disciples avant de remonter au ciel (« l’Ascension »). Dix jours plus tard, la venue de « l’Esprit Saint » invite tous les disciples dont les douze Apôtres à commencer une mission sacrée caractérisée par une longue période d’évangélisation à travers le monde…

C’est la Pentecôte, celle qui marque la fondation de l’Eglise de Rome…même si aujourd’hui, elle est plutôt assimilée à la « Journée de solidarité pour les personnes âgées » décrétée par un Premier Ministre Catholique et pratiquant : Jean Pierre Raffarin….

Jacques le Majeur fait partie de ces « missionnaires ». Avec un groupe de disciples, il part évangéliser l’Ibérie (qui deviendra l’Espagne), notamment dans la région de Cadix mais sa mission pastorale se transformera d’abord en échec, n’arrivant qu’à convertir qu’un tout petit nombre de personnes.  Il rentrera en Palestine avant de revenir en Ibérie et continuera sa quête d’évangélisation vers la Galice, située au Nord-Ouest de la Péninsule en réussissant à convertir un plus grand nombre d’individus. Rentré en Palestine, il connaitra un sort tragique : il sera décapité à Jérusalem sur ordre du roi Hérode.

Sa mort provoqua un émoi considérable et la légende veut que quelques fidèles décident de transférer sa dépouille à bord d’une barque dérivant vers sa terre d’évangélisation en Galice. On l’inhumera dans un « Compostum » sorte de cimetière, d’où l’étymologie présumée de Compostelle et qui fut « oublié » au cours du temps, mais une autre légende ultérieure raconte qu’une étoile indiqua à un ermite du nom de Pélage où se trouvait la nécropole oubliée de St Jacques, qu’il appela « Champ des Etoiles » (Campus Stellae), d’où l’étymologie plus poétique du lieu sacré.  Au IX e siècle, le roi de Galice, Alphonse le Chaste décida de bâtir un monastère et une église non loin du tombeau…Saint-Jacques de Compostelle, lieu sacré était né……….

Les chemins de Compostelle sont multiples, chacun réserve son éblouissante beauté, sa pureté, sa dureté. Intrinsèquement tous différents, et pourtant si semblables et tendus vers un même but... Car tous ces chemins des Etoiles mènent à Compostelle.

                                                                                                               Jean-Yves Grégoire

 

Au cours du Moyen-Age, le Pèlerinage vers Saint-Jacques est plus ou moins actif, comme le seront d’ailleurs les deux autres : ceux de Rome et de Jérusalem. Cependant, il va connaître au fil des siècles qui suivirent une longue période de léthargie, voire d’oubli……

La « rédemption » du Chemin intervient à la fin du siècle dernier, notamment à partir des années 1980-90. L’auteur Brésilien Paulo Coelho y est pour beaucoup dans cette « Reconquista » du chemin : il publie en 1987 son premier livre « Le Chemin de Compostelle » qui connaît un grand succès public et qui lance la carrière du futur auteur de « L’Alchimiste » qui va devenir un des écrivains les plus lus de la planète et provoquer un engouement nouveau pour ce pèlerinage oublié….

Le futur abonné aux Best-Sellers internationaux part donc à la conquête du chemin. Quelles raisons ont pu motiver son pèlerinage et c’est la question que l’on peut poser aux nombreux compagnons de route qui l’ont emprunté depuis : Envie de redonner un sens à son existence, de remettre « les pendules à l’heure », la volonté de calmer sa soif culturelle, un plaisir du dépassement de soi ou bien l’envoie de se dépasser au niveau sportif. Autant de questions qui méritent certainement autant de réponses….

L’engouement pour la reconquête des « Chemins » ne cesse de croître au fil du temps, le Chemin du Puy, le plus prisé est parfois surnommé « L’autoroute des Pèlerins ». D’autres écrivains à succès tel que le Médecin et Académicien Jean-Christophe Ruffin ont également couché sur le papier leur « Compostelle », en l’occurrence le parcours entre Hendaye et Santiago de Compostela, via le « Camino del Norte »….ou des longs métrages comme « The Way » réalisé par Emilio Estevez dans le quel Martin Sheen, un dentiste fortuné de Californie part à l’assaut du « Camino » où son fils avec lequel il était brouillé a perdu la vie... ou encore « La Mecque-Saint Jacques » comédie sympathique sur trois membres d’une même famille sommé par leur mère mourante de faire le chemin afin de pouvoir toucher l’héritage….

L’an passé, on estimait à 350 000 le nombre de pèlerins (chrétiens, autres ou athées) qui convergent chaque année vers la Cathédrale de Santiago Ils sont en grande majorité des « Marcheurs » (rien à voir avec la Majorité Présidentielle), mais peuvent également se déplacer à Cheval, en VTT, en fauteuil roulant, être des aveugles guidés : tout est permis, Saint-Jacques reconnaitra les siens.

Cependant, en cette année si particulière, la donne sera bien sûr différente : la crise sanitaire et le confinement qui ont suivi sont passés par là : durant plus de trois mois, les « chemins de Compostelle » ont été totalement désertés : plus un seul pèlerin et tous les lieux pour les accueillir (gîtes, albergues, hôtels) sont restés fermés…. Les Chemins ont connu une certaine torpeur, se refermant subitement sur leur "coquille".....

Et puis l’activité a redémarré très lentement à la fin Mai 2020, mais a gardé des sequelles du mal subi  comme nous le découvrirons ultérieurement. Le déconfinement n’a pas été synonyme de réouverture de tous les foyers de pèlerins, certains « hospitaliers » n’ont pas réouvert, d’autres ont connu des grands moments de solitude en attendant un éventuel pèlerin et les nombreux étrangers qui sillonnent d’habitude les sentiers de l’Hexagone ne sont pas venus.

 

Prémices d’un voyage

 

Passée la fébrilité de pouvoir vivre des vacances insolites surtout en ces temps agités, un retour à la réalité est nécessaire : « Faire le chemin de Compostelle » ne signifiait pas effectuer une « balade digestive » du dimanche après-midi, encore moins de s’y lancer avec insouciance voire dilettantisme au risque de connaitre de profondes déconvenues de tout ordre…

On l’aura compris, ce genre de voyage nécessite une préparation autant morale, physique que logistique…. La première question que l’on doit se poser est la suivante : « Suis-je capable moralement et physiquement de me lancer dans une telle aventure ? ».

Comme nous l’avons constaté, « faire le Camino » n’est pas destiné à n’importe qui. Si vous êtes en surcharge pondérale sévère, que vous fumez plus d’un paquet de cigarettes chaque jour ou si vous êtes un sédentaire patenté et peu porté sur l’exercice physique et se revendiquant amateur de farniente durant les vacances, ce genre de défi n’est pas pour vous.

Au contraire, si vous êtes en bonne santé, que vous savez « gérer votre mental » comme dirait un journaliste sportif et que la pratique de la randonnée vous est familière, votre projet peut tenir la route mais là encore, cela ne suffit pas à pouvoir concrétiser votre noble entreprise.

Beaucoup d’entre nous s’accrochent à l’adage « la meilleure façon de marcher, c’est encore la nôtre, c’est de mettre un pas devant l’autre et de recommencer », certes, il y a une part de vrai mais il ne faut pas oublier que l’on doit porter un sac à dos qui finit par être lourd au gré des efforts accomplis et que le port de bonnes chaussures est primordial……

Et puis le périple choisi, quoiqu’il dure (entre une semaine au minimum et une année voire plus) se doit d’être planifié : hébergements, cartographies, GPS entre autres sont des éléments incontournables pour éviter de partir à « l’aveuglette » au risque de s’égarer ou de se rajouter du temps de parcours, alors que le gain de temps est souvent synonyme de préserver ses forces et de garder un bon moral….

Je l’avoue, je n’avais du « Camino » qu’une connaissance livresque mais Christèle l’avait déjà fait il y a quelques années, en empruntant ce que l’on appelle « la voie royale », celle qui mène de la Cathédrale du Puy-En-Velay, Haut-lieu du pèlerinage Marial à celle de Santiago : soit un long périple de 1.500 Km, effectué sur cinq années, entre 2010 et 2015. 

Au début du Troisième Millénaire, l’idée de faire le « Chemin » est apparu nécessaire pour cette Croyante sincère qui veut pratiquer sa foi à sa manière, loin des querelles teintées d’hypocrisie qu’affectionnent certaines « grenouilles de bénitier » … A la quarantaine, lorsque certains sont happés par les mauvais démons, Christèle a plutôt choisi de faire le bilan de sa vie d’alors, teintée de réussites comme d’échecs et de faire un pied de nez à une forme de solitude lancinante….

Son « Odyssée Compostelienne » a d’ailleurs été publiée sur « La Voix du Sud Essonne ». Le novice que je suis pourra donc profiter de l’expertise de celle qui appartient désormais à la famille des « Jacquets », ceux qui ont « fait » le pèlerinage jusqu’au lieu sacré où l’ultime tampon a été frappé sur leur passeport de pèlerin, le « Crédenciale » …

Terminer le « Chemin » peut constituer l’aboutissement d’un rêve, d’un vœu pieu ou la satisfaction d’avoir réussi physiquement et moralement à dompter des chemins qui peuvent être parfois autant paisibles qu’hostiles… Pourtant, en 2017, Christèle a repris du « service », en empruntant cette fois-ci, « la voie d’Arles », moins fréquentée que celle du Puy mais non dénuée d’intérêt historique.

A la question posée par un interlocuteur intrigué, la Pèlerine récidiviste a répliqué : « J’ai besoin du Chemin ». Tout est dit et c’est souvent le genre de réponse identique que font la plupart « les initiés ». Il ne faut pas forcément comprendre un « sentiment addictif » mais plutôt une « boussole », un « marqueur » sur le chemin de la vie……

 

Duo sur Camino

 

Beaucoup de pèlerins partent seul, décidés à effectuer un long périple et finissent par faire des rencontres sur le chemin, forgeant parfois des amitiés durables, cela a été le cas pour Christèle qui a même parfois retrouver des compagnons de route, un an après sur une autre fraction du chemin ou même constituer un « groupe » avec des routards venus d’autres pays européens et qui sont des « mordus » du Camino, toujours en quête d’explorer le moindre recoin méconnu du sentier….

Partir avec Christèle prend une toute autre tournure car nous nous connaissons depuis quelques années, ce qui a développé entre nous une complicité indéfectible, et si nos doigts se sont croisés naguère sur le chemin de la vie, ils n’avaient pas emprunté pour autant ceux qui mènent vers Saint-Jacques de Compostelle. Alors pourquoi ne pas tenter l’aventure…

Notre Pélerine appartient à cette catégorie des femmes plutôt indépendantes et qui ont la particularité d’avoir toujours un projet en tête : à un âge où d’autres attendent la retraite comme le Messie, cette sportive dans l’âme, mais avec l’esprit d’un Pierre de Coubertin qui aimerait relever des défis mais sans forcément être une compétitrice forcenée : sa quête perpétuelle est de ne jamais éteindre la flamme, celle que vous permet de ressentir un sentiment de bien-être…

Côté ville, cette femme séduisante, raffinée et coquette, peut se transformer en « routarde » confirmée, acceptant une vie plus rustique lorsqu’elle passe Côté Sentier… Mais quoi qu’il arrive, cette assistante de direction au sein d’un Groupe Bancaire où « le bon sens est près de chez vous » est une personne organisée et méthodique et il faut bien l’être, compte tenu des difficultés à « monter » l’expédition après la crise sanitaire.

Elle m’envoie par courriel l’itinéraire que nous allons faire : un peu plus de 203 kms, entre Béziers (Hérault) et Toulouse (Haute-Garonne) via Castres, au cœur même de la nouvelle région Occitanie, avec la liste des hébergements (qu’il faudra sans cesse confirmer, tant l’incertitude post-Covid est grande, certains seront même remplacés). Des étapes quotidiennes d’une moyenne de 20 à 25 kms en moyenne. Pas évident mais faisable quand même : beaucoup de parcours plats (du moins le croyait-on) et un long périple sur les bords du Canal du Midi….

Une longue expédition de 11 jours, entre le 17 et le 29 août 2020 qui ne peut tolérer, comme nous l’avons déjà mentionné  le moindre aléa au vu de la situation d’alors…

Le mois d’Août n’est généralement pas la meilleure saison pour partir : il peut faire encore très chaud et surtout les jours commencent à diminuer. Christèle avait plutôt l’habitude de partir auparavant hors saison, notamment au Printemps mais en fait cela dépend aussi de la situation géographique : notre futur parcours ne semble pas présenter les mêmes difficultés que le relief accidenté des Pyrénées, ou que la rigueur des plateaux de l’Aubrac ou encore ceux de la Meseta Espagnole avec ses chemins caillouteux écrasés par un soleil de plomb….

Et puis, on ne part pas les mains dans les poches, un bon pèlerin est un pèlerin forcément bien équipé : Christèle m’envoie toujours par courriel, une liste des équipements à me procurer. Et me voilà qui file dans un magasin de sports « A fond la forme » afin de trouver mon bonheur :

  • Un sac à dos,
  • De bonnes chaussures de randonnée,
  • Éventuellement des bâtons pour équilibrer son rythme de marche
  • Une gourde
  • Une trousse de toilettes et de soins
  • Une protection contre la pluie et le froid….
  • Un chapeau de soleil à la Indiana Jones…

Arrêtons-nous sur le cas du Sac à dos, notre futur fardeau durant cette décade in pédibus : d’après notre experte, le poids à supporter sur ses épaules doit correspondre à 10 % du poids du porteur…. Puis le « sac à viande » (terme un peu trivial, j’en conviens, pour désigner un drap de duvet), une lampe frontale, de la crème de protection, le chapeau, le Poncho, le K-Way, etc…. Bref toute la panoplie du parfait randonneur…Me voilà équipé….

Dans les jours qui suivent, nous nous retrouvons pour faire un inventaire des choses à emporter et celle qu’il faut surtout laisser chez soi : l’essentiel doit effacer le superflu. Parfois un kilo de trop (comme des livres ou des chaussures inutiles, ce que je ferai quand même et que je regretterai plus tard) dans votre sac peut vous rendre plus compliqué votre marche. Savoir bien ranger son sac s’apprend au fur et à mesure tout comme être à l’aise dans ses chaussures rendront votre parcours quotidien bien plus agréable.

Mais ne rêvons pas trop, vous n’échapperez pas aux ampoules ou autres maux de dos ou de courbatures car votre corps n’est pas forcément préparé à faire des efforts physiques inhabituels et de bousculer son horloge biologique (lever tôt, repas frugaux, réveils nocturnes). Eh, non le « Camino » n’est pas forcément synonyme de fleuve tranquille….

 

Ultime répétition avant la grande représentation

 

Une dernière chose s’impose avant le départ imminent, c’est de faire une « répétition » avant de se jeter dans le grand bain…Pour être plus clair, réaliser une « rando » dans les conditions du direct : c’est-à-dire avec un Sac chargé comme il faut, avoir ses chaussures de marche et d’effectuer un parcours d’au moins une quinzaine de Kilomètres.

Dans le Sud-Essonne, notamment autour de Saint-Chéron et de la vallée de l’Orge, passent beaucoup de chemins de randonnées qui sont souvent arpentés par des groupes de promeneurs durant le Week-end et qui présentent des caractéristiques communes avec ce que nous allons faire : une quinzaine de Kilomètres : de la forêt, un plateau agricole chatouillé par le soleil estival, des montées, des descentes…. Excellent exercice de « mise en condition »avant le Jour J.

Christèle me pose une dernière question : « au fait, as-tu trouvé ta Crédenciale ? ». Je réponds par la négative, ayant essayé de me la procurer sur Internet auprès d’associations de Pèlerins mais les délais d’obtention étaient trop longs. Tant pis, je trouverai probablement ce fameux passeport du pèlerin à notre arrivée à Béziers….

Le lundi 17 Août 2020, nous nous rejoignons à la Gare de Lyon à Paris pour prendre le TGV de 8h12 à destination de Béziers (Hérault) et nous allons pouvoir commencer le début de notre aventure un peu plus de quatre heures plus tard….

Alea Jacta Est…….