RUE DES BOUTIQUES OBSCURES (Edito du 2 décembre)

Philippe DUPONT

 

Le mardi 24 novembre, à 20 heures précises, il avait été attendu comme le Messie, celui qui venait adresser un message d’espoir à une foule de brebis égarées… Il s’agissait bien sûr d’Emmanuel Macron, Président de la République qui venait de faire exploser l’audimat avec 29 millions de téléspectateurs (beaucoup mieux qu’une finale de Coupe du Monde de Football) en annonçant les mesures d’allègement du deuxième confinement subi depuis trois semaines par soixante-millions de Français et les tous les autres dans l’Hémisphère Nord …

Pour sa sixième intervention télévisée depuis le début de la Pandémie, le Chef de l’Etat avait joué la carte de la pédagogie et surtout de la clarté en dévoilant son plan composé de plusieurs étapes…Une « feuille de route » qui devait procurer du soulagement à beaucoup d’entre nous mais également de la résignation voire de la colère pour d’autres qui vont finir par penser qu’ils sont maudits…

En tout cas, la date du « samedi 30 novembre » fut retenue comme « jour de libération nationale », à savoir la réouverture des « commerces non-essentiels » et « l’allègement de certaines mesures de déplacement » …. Et le jour J, la lumière fut…tandis que d’autres se morfondaient dans les ténèbres….

En ce qui concernent les « heureux » ; « les soulagés », nous voulons parler bien sûr parler des petits commerçants, gravement touchés par ce confinement et heureusement soutenus par une grande majorité de la population très « attachée » au commerce de proximité, omettant cependant qu’elle l’avait allègrement abandonné au profit des grandes surfaces depuis plus de quarante ans…

Sans oublier le « bras de fer » de certains maires voulant braver l’interdiction de fermeture imposée par le gouvernement avec autant de zèle qu’ils mirent à accorder naguère des permis de construire pour des zones d’activités commerciales sur leurs communes…

N’oublions pas qu’un département comme l’Essonne avait ouvert la « boite de Pandore » avant même sa création en 1963 en ouvrant le premier Hypermarché de France à Ste Geneviève des Bois, puis en abritant le deuxième plus grand centre commercial de France (Evry 2) ou encore la plus grande zone activités commerciale d’Ile de France (La Croix Blanche) suivi par de nombreux autres qui ont sonné le glas de nombreux petits commerçants largués des centres-villes… Autre temps, autre mœurs, dira-t ’on….

Autres heureux, les librairies qui pourront enfin rouvrir, faisant la joie de la majorité d’entre nous, naguère indifférents au fait que la moitié d’entre elles ont fermé depuis également trente ans, se précipitant souvent dans les hypermarchés pour se procurer le « dernier Musso ou Marc Lévy » ou peut-être le dernier Goncourt (obtenu cette année par Zoom) comme on se procure le dernier Beaujolais nouveau. Mais bon, le combat de l’excellent François Busnel (« la grande librairie ») en leur faveur n’aura pas servi à rien…

En ce qui concernent les « grincheux », les « mécontents » on pourra avoir une pensée émue pour les Catholiques offusqués par le faible quota accordé pour pouvoir célébrer les offices religieux, bien que bon nombre d’entre eux étaient encore récemment dépités par les rangées de bancs désertées depuis quelques années… Mais l’énergique Président de la Conférence des Evêques en tapant du poing sur l’Autel, a réussi à rééquilibrer la « jauge » des fréquentations selon la taille de l’édifice. Ite missa est….

On l’a également constaté, les « Bronzés » auront du mal à faire du ski cette année, « le planter de bâtons » devra se faire sur d’autres cimes et encore en traversant les frontières incognito… Et bien sûr, les malheureux cafetiers et restaurateurs, les « exclus », les « punis », labellisés « zone de clusters » et malgré les aides conséquentes se sentiront comme les « dindons de la farce » qui ne se marieront surement pas avec les marrons de Noel, provoquant la fureur de Philippe Etchebest, devenu le porte-parole des victimes du « cauchemar en cuisine » …...

On ne parle pas du reste de la population, autant blasée que lassée mais qui tente de se « réinventer » avec le télétravail, les cours, réunions ou formations en distanciel. Distanciel, Présentiel, des néologismes apparus le temps de cette crise sanitaire, auront-ils encore leur place lors de « l’éclaircie promise » ou bien resteront-ils un « moindre mal » ou « une nouvelle façon de vivre et de travailler » à l’époque de « l’intelligence artificielle » qui s’est fait damer le pion par une « quarantaine » héritée du moyen-âge. Nul ne le sait…

Mais la France reprend quelques couleurs dans cette morosité anxiogène, comme disent les observateurs : en témoignent la fièvre protestatrice de ces derniers jours contre la Loi-Sécurité jugée liberticide mêlant les militants sincères, les anars et autres nihilistes ou les casseurs, sans oublier la réapparition d’une opposition désunie fustigeant un pouvoir jugé incompétent, des commentateurs politiques décernant des brevets de mérite tandis que la grande majorité râle mais attend des jours meilleurs…. Comme aime à le rappeler, ce bon Mr Castex, si et seulement si nous prenons « notre destin en main » nous en sortirons…. Une bonne piqûre de rappel avant…un vaccin salvateur…et une autre façon de voir le monde qui change….

 

LABEUR PRESIDENT (Editorial du 10 décembre)

 

C’est un usage courant dans l’histoire de la Vème République : un Président de la République en exercice rend toujours un hommage appuyé à l’un de ses prédécesseurs qui vient de disparaître. Emmanuel Macron n’a donc pas dérogé à la règle en saluant la mémoire de Valéry Giscard d’Etaing et en lui dédiant une journée de deuil national le mercredi 9 décembre…

Ce type d’exercice radio-télévisé prend une tournure toute différente selon qu’il s’agisse d’un adversaire politique ou d’un allié de longue date même si ce type de clivage droite-gauche s’est un peu évaporé depuis l’accession au pouvoir de l’actuel président.

Dans le cas présent, certains esprits sarcastiques mettront de côté l’appartenance politique au profit de points communs indéniables entre Giscard et Macron : ils furent tous les deux les plus jeunes Présidents de l’histoire de la République, ont fréquenté l’ENA, sont devenus Inspecteurs de finances et ont été ministres des finances, dotés d’une très belle mécanique intellectuelle et à la fibre réformiste, suscitant autant d’admiration pour les uns que de rejet pour les autres,  et l’actuel locataire de l’Elysée pourrait donc ressembler comme un « petit-fils » (puisqu’il est né « sous Giscard ») à son illustre prédécesseur…

A la différence près que le cursus politique du disparu était bien plus étoffé au moment de son accession au pouvoir en 1974 : un déjà long parcours d’élu local et de ministre et surtout la mise en place ultra-rapide de réformes majeures autant sociétales qu’économiques à contrario de l’actuel locataire de l’Elysée qui peine à imposer les réformes qu’il s’était engagé à tenir durant sa campagne électorale.

 Mais dans les deux cas de figure, un dénominateur commun : des éléments imprévus se sont imposés dans le paysage social et économique qui a mis un frein au bel élan d’enthousiasme des débuts de mandats de l’un comme de l’autre : pour le premier, le second choc pétrolier et la montée en puissance d’un chômage endémique, pour le second : la crise des gilets jaunes et la crise sanitaire….

Avec en prime, une image de marque qui s’est dégradée au cours du mandat : le Giscard Moderne et Libéral est devenu un monarque hautain tandis que le Macron du « En même temps » s’est transformé pour ses détracteurs en roitelet méprisant et autoritaire…

L’un comme l’autre, comme tous leurs prédécesseurs d’ailleurs,  sont confrontés à la rudesse de leur tâche et à l’ingratitude de leurs concitoyens qui les font rois en période d’euphorie pour mieux les envoyer à l’échafaud dans les moments de forte tension sociale….

La Ve République a permis de mettre en place un Régime démocratique bien plus solide que celui de la IVe République et l’élection d’un Président au suffrage universel a fait de ce dernier un « Capitaine » qui n’inaugurait plus les Chrysanthèmes, mais qui « Présidait » vraiment, et qui laissait son « Premier Ministre » gouverner (comprendre : mettait les mains dans le cambouis)  avec la capacité d'obtenir des majorités fortes et acquises à sa cause pour aller dans la même direction, enfin...presque...

Mais on le sait, les alternances politiques sont passées par là et certains détracteurs n’ont pas tardé à condamner un régime soupçonné de dériver en « monarchie républicaine », à commencer par un François Mitterrand qui s'érigea en pourfendeur d’un tel régime pour mieux chausser par la suite, avec un cynisme brillant, les pantoufles du Sphinx…C’est bien connu: le pouvoir vous transforme….

Un autre dénominateur commun à tous les 8 présidents que la France a connus depuis 1958 concerne leur aptitude à devenir ou non des « hommes d’état » ………

« A dire vrai », comme dirait Giscard, chacun d’entre eux y est parvenu à une période de son mandat, connaissant alors un regain de bonne grâce dans l’opinion : citons par exemple, le François Hollande de la Guerre du Sahel et des attentats terroristes, le Nicolas Sarkozy de la Crise financière de 2008 ou encore le Chirac au moment de la Guerre du Golfe….

Mais on sait que le soufflé retombe vite et que la solitude du pouvoir vous incite à vous endurcir,  à mettre de côté vos jardins secrets et parfois à ravaler votre rancœur, d’où le côté bienfaiteur de l’éloge funèbre : « la France est veuve : le Général de Gaulle est mort » ces mots prononcés par un Georges Pompidou qui avait été «évincé » par son illustre prédécesseur malgré sa bonne gestion de la « Crise de Mai 68 »,  ou encore un Jacques Chirac dytirambique pour vanter les qualités d’un François Mitterrand qui l’avait rabaissé pendant la difficile période de cohabitation…

C’est ça, l’exercice du pouvoir, vivre sa solitude, entouré de serviteurs aussi dociles que prêts à vous trahir dès que le vent tourne, à présent écorné en outre par l’omniprésence des réseaux sociaux ou de la Pipolisation de la vie politique » qui voudrait faire du locataire de l’Elysée un moine-soldat qui saurait faire des « miracles »……sans pour autant être en odeur de « sainteté » auprès des impitoyables électeurs que nous sommes…..

LES ENFANTS DU PARADIS (Edito du 23 Décembre)

Décidément, cette maudite année 2020 ne nous aura rien épargné : la mort vient juste de faucher Claude Espinasse dit Brasseur à l’âge de 84 ans mais pas des suites du Covid comme on pouvait le présumer. Non l’enfant de la balle, issu d’une dynastie de comédiens s’en est allé paisiblement, prompt à rejoindre au Paradis quelques-uns de ses copains partis avant lui pour lui chauffer la place…

Au final, une carrière riche de plus de 110 films, de nombreuses pièces de théâtre à succès et de rôles mémorables à la télévision qui constituent indéniablement un joli bilan, voire une véritable œuvre pour cet homme pudique et modeste qui se considérait plus comme un « artisan » que comme une « star » un mot qui ne voulait pas dire grand-chose pour lui…

Salué de façon unanime comme un des « derniers géants » de la profession, Claude Brasseur aura marqué à sa façon toutes les générations : Fils de Jean Gabin dans « Rue des Prairies » certainement pour faire oublier d’être le « Fils de » Pierre Brasseur, acteur considérable et pour commencer à se faire un « prénom »,  puis de participer à l’aventure de la « Nouvelle vague » avec le Godard de « Bande à part », il était  parvenu à se faire un « nom tout court » avec « Vidocq » (1970) de Marcel Bluwal avec lequel il fut également un étonnant Sganarelle dans son mémorable « Dom Juan » avec Michel Piccoli en 1965.

Les générations suivantes l’assimileront bien sûr au père de Sophie Marceau dans la « Boum », succès phénoménal des années 80 ou à Jacky Pic, le patriarche de « Camping » …qui fit également les grandes heures du box-office au firmament de sa carrière…

Il savait tout jouer, il pouvait surtout tout jouer, capable de donner dans le registre dramatique comme « la guerre des polices », « la Crime » ou « l’orchestre rouge » que dans les comédies devenues cultes comme bien sûr les deux opus d’Yves Robert : « Un Eléphant, ça trompe énormément » et « nous irons tous au Paradis » ce dernier  bien nommé car les quatre protagonistes du film : Rochefort, Lanoux, Bedos et à présent Claude Brasseur » vont pouvoir désormais continuer à déconner de façon éternelle sous le regard complice de Saint Pierre….

Un acteur solide et perfectionniste qui continua longtemps à prendre des cours de comédie, jubilant toujours à accomplir de métier avec une grande noblesse en sachant pertinemment la rudesse et les aléas qu’il comportait…

Lui-même, fils de Pierre Brasseur et d’Odette Joyeux, il souffrit de l’absence de ses parents rapidement séparés et d’un probable manque d’affection de ces derniers trop occupés par leurs carrières respectives, l’amenant à fréquenter les pensionnats où il pu avoir comme condisciples Jean Jacques Debout et…Jacques Mesrine. Il hésita dans un premier temps à reprendre le « flambeau familial », sorte de cadeau empoisonné selon lui : après des études chaotiques, il tenta d’embrasser la carrière journalistique mais la grande Elvire Popesco l’incita rejoindre le chemin des planches…il prit des cours au conservatoire où il put côtoyer la « bande à Bebel » qui deviendront des copains pour la vie….

Des planches qu’il brula donc, non sans brio, il connut la gloire avec le fameux « Diner de cons » de Francis Veber en compagnie de l’ami Villeret ou bien sûr « le souper » de Jean-Claude Brisville, en compagnie de Claude Rich….

On aura compris, il y avait plusieurs Claude Brasseur : outre l’acteur, on connut également le sportif, le fan de cyclisme, le membre de l’équipe de France de Bobsleigh ou encore le copilote de Jacky Ickx lors du « Paris-Dakar » qu’ils remportèrent dans les dunes du désert…

Il y eut aussi le « Claude Brasseur » infatigable oiseau de nuit, avec ses camarades de « picole » des nuits Parisiennes de chez Castel notamment où l’on jouait les prolongations jusqu’à l’aube, et où il fallait savoir se « tenir » au comptoir, comme lui avait probablement appris son affectueux parrain, Ernest Hemingway, le prix Nobel qui savait lever le coude…et l’emmener voir des corridas en Espagne…Olé…

Mais il restera surtout le Claude Brasseur que nous avons l’impression d’avoir toujours connu, qui s’est souvent invité à nos soirées sur les planches, sur l’écran noir de nos nuits blanches ou qui apparaissait à l’heure de la « dramatique » sur l’étrange lucarne…

Un fils « de » devenu une « valeur sûre » puis un « père de » son fils Alexandre qui a choisi de perpétuer la tradition familiale…. Le spectacle continue et un zeste de nostalgie nous envahit quelque peu, tout en saluant une ultime fois cet « éléphant qui ne se trompait jamais » et qui est parti rejoindre au paradis ses camarades de chambrée…. Avant la « mise en bière » de Monsieur Brasseur au Père-Lachaise, levons une dernière fois notre verre pour saluer le bonhomme….

LES MONOLOGUES DU VACCIN (Edito du 30 décembre)

Dimanche 27 décembre était un grand jour pour Mauricette, une aide-soignante à la retraite qui allait connaitre enfin son « quart d’heure de célébrité » comme on dit : la Séquanodyonisienne âgée de 78 ans s’apprêtait à devenir la  « première vaccinée » anti-Covid de France !

Résidente permanente de l’unité de soins de l’Hôpital René Muret de Sevran, elle a reçu ce premier vaccin sans vraiment sourciller, en direct sur toutes les télévisions et sous le regard ému du personnel médical qui l’entourait à l’occasion….

« Mauricette, qu’est belle comme un pétard…qu’attend plus qu’une allumette » comme chantait naguère Alain Bashung, a pu marmonner quelques mots qui ont d’emblée pu semer le trouble, en effet, on ne sait si elle a dit « ah, c’est pour un vaccin ? » ou « ah, il faut bien faire ça ! » deux interprétations de ses propos qui auront suffi pour affoler « la Toile » ou bien à déclencher un tsunami de controverse, dans un pays où l’on pratique l’art de la polémique parfois plus vite que notre ombre…

Certains ont vu dans la septuagénaire, un « cobaye » pas forcément consentant et victime d’un abus de faiblesse lié à son esprit parfois un peu confus en outre doublé d’une surdité notable, tandis que d’autres y ont capté un message plein de sagesse, même s’ils auraient préféré une phrase à la Neil Armstrong du genre : « une petite dose pour moi, un grand bond pour sortir de cette pandémie » ….

Foin des polémiques, saluons cette pionnière qui recevra dans 21 jours sa deuxième dose afin de valider ce protocole vaccinal développé par l’Américain Pfizer en partenariat avec l’Allemand BioNTech… et qui a été sujet à de nombreuses campagnes de vaccination déjà effectuées à travers le monde depuis une quinzaine de jours….

Comme disent les observateurs avisés : c’est donc « le début du début du commencement » de la sortie d’un tunnel dans lequel s’est engouffrée une grande partie du monde depuis le printemps dernier lorsque ce maudit virus, venu d’Asie et dont on ne savait rien et qu’on n’avait surtout pas (vraiment) vu (ou voulu voir) venir s’est invité dans notre quotidien et a décidé de brouiller nos horloges tout en frappant durement certains de nos contemporains, telle la "faucheuse des tenèbres"…

La rapide mise en circulation des vaccins en aura surpris beaucoup d’entre nous, en sachant qu’habituellement, il faut plus de deux ans pour valider un tel vaccin mais l’urgence et surtout la mise en oeuvre de moyens considérables déployés ont permis cet exploit scientifique sans précédent…

Un bémol toutefois en ce qui concerne le Français Sanofi qui a un peu « trainé la patte » et qui a annoncé ne sortir son « vaccin maison » d’ici la fin 2021. Ce retard a bien sûr été critiqué dans notre pays, dont une majorité est paradoxalement opposée à se faire vacciner, contrairement à une grande partie de nos voisins…. Un refus lié au scepticisme, à la peur « d’effets secondaires préjudiciables » diront certains, voire de méfiance d’une façon générale envers les autorités scientifiques ou le pouvoir en place souvent critiqués pour leur gestion de la crise Sanitaire….

Mais avec plus de 1 800 000 victimes à travers le monde, dont 63 000 en France et en sachant que ces chiffres vont continuer à s’aggraver pour un certain temps, l’heure est à la responsabilité de chacun…pour tenter d’éradiquer ce fléau qui a bouleversé  notre existence depuis près d’un an, nous obligeant à changer notre façon de vivre, de travailler, d’aimer et bien sûr de communiquer.

Qui aurait pensé, il y a encore un an que nous nous promènerions un jour « masqués » dans la rue ou dans les magasins alors que nous pensions, non sans moquerie qu’il s’agissait d’une « lubie » d’Asiatiques paranoïaques et que nous connaitrions des « quarantaines » d’essence médiévale à l’époque de l’intelligence artificielle et de la « mondialisation connectée ? à dire vrai, peu de monde….

L’avenir aussi bien socio-économique que sanitaire reste très incertain, doux euphémisme, mais les raisons de notre combat pour en sortir restent plus que jamais d’actualité et doivent forger un espoir libérateur : l’idée sous-jacente étant de continuer cette campagne de vaccination, même si elle démarre « au compte-gouttes » comme peuvent le déplorer certains observateurs pour atteindre une vingtaine de millions de vaccinés d’ici la fin du semestre prochain…vaste programme, il faut bien en convenir…

En attendant, notre quotidien va continuer à toujours être hanté par la crainte de « vagues successives » de reconfinements partiels ou locaux, de mesures toujours coercitives voire portant atteinte à certaines libertés individuelles, ce qui continuera à faire grincer les dents de certains d’entre nous….

Mais c’est surtout la pédagogie et la capacité d’un pouvoir parfois vertement critiqué (a tort ou à raison) durant cet épisode aussi douloureux qu’inédit à parvenir de tracer « une nouvelle feuille de route » de sortie de crise…en sachant que la tâche n’est pas vraiment aisée : avec la morosité ambiance liée à une économie sous perfusion et une vie sociale perturbée, le combat sera rude….

Mais l’heure n’est pas aux procès, comme tente parfois de le faire une certaine opposition aussi peu inspirée que stérile mais plutôt à s’engager à écrire le mot « fin » à ce très mauvais feuilleton qui continue à faire plus de 15 000 morts par jour à travers le monde dans les cinq continents….

Alors, dans la lancée de Mauricette, première vaccinée dans un département, celui de la Seine-Saint-Denis qui a payé un lourd tribut lors de la première vague, continuons à combattre ce virus qui « ne prend pas jamais de vacances » mais que l’on espère bien faire tomber ad vitam aeternam dans les oubliettes…mais en sachant qu’il peut se rappeler à notre bon souvenir mais cette fois-ci, espérons-le, nous serons bien plus vigilants et plus humbles……