VOYAGE EN GISCARDIE INTERIEURE

 

 

1er Episode :  

De Coblence à L’Elysée, Itinéraire d’un enfant gâté

 

 

« Les immortels meurent aussi »

 

On prête cette maxime truculente à René de Obaldia, le célèbre dramaturge et académicien Français, aujourd’hui âgé de 102 ans et qui pourrait sans aucun doute être adressée en guise d’hommage à son collègue sous la Coupole, Valéry Giscard d’Estaing qui vient de disparaître à l’âge de 94 ans….

L’ancien Chef de l’Etat y occupait depuis son élection en 2003, le fauteuil 16 qui fut jadis celui de Charles Maurras et surtout d’un autre Président : Léopold Sédar Senghor….

Mais l’ancien Maire de Chamalières (Puy-de-Dôme) s’est donc éteint victime du COVID comme malheureusement beaucoup de ses contemporains…après une vie très longue et bien remplie. Sa dernière apparition publique notable remontait à l’enterrement de son vieil ennemi, Jacques Chirac en septembre 2019….

Il restait jusqu’alors le seul ministre encore vivant des années de Gaulle et surtout le plus ancien locataire retraité de l’Elysée : 39 ans !......

Le vieil homme à la silhouette devenue voutée mais à l’agilité intellectuelle encore vive a donc fermé définitivement cette longue page d’histoire de la Vème République dont il fut un acteur majeur….

 

 

Les premiers pas

 

Il était né en 1926 à Coblence, une ville de Rhénanie occupée par les alliés où son père, haut-fonctionnaire était en poste… le petit Valéry est le cadet d’une fratrie de cinq enfants : trois sœurs et un frère….

Une famille qui trouve ses racines au cœur du Massif Central, essentiellement dans le département du Puy-de-Dôme. Le père, Edmond Giscard est né à Clermont-Ferrand en 1894, il est lui-même le fils de Valéry Giscard, Magistrat à Riom.  Il deviendra Inspecteur des finances et Industriel. En 1922, par décision du conseil d’Etat, il récupère le nom de son ancêtre d’Estaing qu’il ajoute à son patronyme… Il disparait en 1982. Sa mère, May Bardoux est née à Paris en 1901 mais est la fille d’un ancien député du Puy-de-Dôme, Jacques Bardoux…Elle disparaitra en 2003 , à l’âge de 103 ans…

Le futur président de la République passe une partie de sa jeunesse à Paris où il accomplit de brillantes études dans les plus grands lycées de la Capitale (dont Janson de Sailly) mais également au Lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand….où sont également scolarisés Jacques Delors et Jean d’Ormesson …

 Témoin de la débâcle de 40 qui vit les Allemands entrer dans la Capitale et s’y installer pour quatre ans, il restera traumatisé à jamais par cet épisode autant humiliant que tragique…

Il s’engagera d’ailleurs dans la Première Armée (« Rhin et Danube ») du Général De Lattre de Tassigny à l’âge de 18 ans en 1944 et participera ainsi à la libération de la France ainsi qu’a la Campagne d’Allemagne qui contribuera notamment à l’effondrement de la barbarie nazie et donc à la fin de la deuxième guerre mondiale….

 

 

Classé X, l’Enarchie vaincra

 

Valéry Giscard d’Estaing est un très bon élève, aussi bien féru de littérature que porté sur les Mathématiques. Il est reçu à l’Ecole Polytechnique avant de rejoindre l’ENA… où il aura notamment pour condisciples l’ancien Ministre et président de la Cour des Comptes, André Chandernagor ou encore Claude Pierre-Brossolette (son futur secrétaire général à l’Elysée) …au sein de la promotion 1949-51 baptisée « Europe » (prémonitoire…)

 

La conquête de l’Auvergne

 

Reçu à l’inspection des Finances, il commence une carrière-éclair dans la haute fonction publique avant d’attraper le « virus » de la politique : dès 1956, il succède à son grand-père maternel Jacques Bardoux dans sa circonscription du Puy-de-Dôme… C’est indéniablement une tradition familiale, puisque son arrière-grand père Agénor fut un éphémère Maire de Clermont-Ferrand et Président du Conseil général du Puy-de-Dôme…

En 1952, le futur VGE a épousé la discrète Anne-Aymone Sauvage de Brantes, issue de la petite noblesse Orléanaise. Le couple aura quatre enfants : Henri, Valérie-Anne, Louis et Jacinthe (disparue en 2018) ….

En 1958, le jeune homme brillant et pressé continue à gravir les échelons qui mènent lentement mais sûrement aux portes du pouvoir. Il se fait élire Conseiller général du canton de Rochefort-Montagne en 1958. Il sera constamment réélu dans ce territoire situé au pied du Mont Dore jusqu’en 1974, année de son accession à l’Elysée.

Dans la foulée, lors des municipales de 1959, il se lance à l’assaut de la capitale Auvergnate : Clermont-Ferrand…la ville du Bibendum est un fief socialiste depuis la Libération quand Gabriel Montpied, un ancien ouvrier métallurgiste et grand résistant a pris les rênes de la ville et a été constamment réélu depuis.

Cette année-là, il repart au combat plutôt confiant car il jouit d’une grande popularité, ce que vont d’ailleurs confirmer les urnes qui place largement sa liste SFIO en tête au premier tour avec près de 45 % des voix, loin devant celle d’Union menée Valéry Giscard d’Estaing et ses 31 %.

Dépité, ce dernier jette l’éponge. Un second tour inédit se fera donc entre la SFIO et le Parti Communiste arrivé troisième, Gabriel Montpied, malgré une abstention record, sera largement réélu et restera aux manettes jusqu’à sa démission de maire en 1973, date à laquelle il passera le flambeau à son adjoint, le futur ministre Roger Quilliot….

Finalement, VGE se repliera sur la commune limitrophe de Chamalières, à la couleur politique plus modérée et en sera élu maire entre 1967 et 1974 (date de son élection à l’Elysée). Clin d’œil de l’histoire, le grand Argentier préside aux destinées d’une ville qui abrite l’imprimerie de la Banque de France….

 

 

 

Le surintendant des finances

 

La même année, il devient à 33 ans secrétaire d’Etat au budget dans le premier Gouvernement Debré sous la Présidence De Gaulle….  Avant de devenir trois ans plus tard, Ministre de l’Economie et des Finances sous le gouvernement Pompidou… Il le restera jusqu’à son éviction en 1966 avant de retrouver son Ministère (à l’époque, situé dans une des ailes du Palais du Louvre) dans le gouvernement Chaban-Delmas en 1969, à l’ère de « la Nouvelle Société » …il ne le quittera plus jusqu’à son élection à la Présidence cinq ans plus tard….

Les gouvernements du début de la Ve République permettent une longévité de certains ministres sur certains maroquins : Malraux reste dix ans à la Culture, Couve de Murville, dix ans aux Affaires Etrangères et Giscard, neuf ans (malgré une interruption) aux Affaires Economiques… d’autres à l’instar d’Alain Peyrefitte ou Robert Galley occuperont plusieurs portefeuilles entre 1962 et 1981 ! On est très loin du « turnover » actuel, étroitement lié aux alternances politiques beaucoup plus fréquentes qu’aux époques précédentes. Aujourd’hui, seul Jean-Yves le Drian peut se targuer d’être en poste depuis 2012 sans interruption….

Ces douze années passées au Ministère de l’Economie ont permis à VGE d’avoir un bilan étoffé. Lors de son arrivée comme Secrétaire d’Etat en 1959, il travaille sous la tutelle d’Antoine Pinay qui va mettre en place la « révolution monétaire » du Nouveau Franc qui va chambouler les mentalités quarante ans avant celle de l’Euro….

Comme Ministre, il procède à de grandes restructurations administratives des services des affaires économiques (Direction du Trésor, Service des pensions crées, suppression de la Direction de la Dette publique), construction des hôtels des finances et centres des impôts, fusion des régies fiscales, informatisation des paies des agents de l’Etat dès 1973.

Il publie le nouveau règlement général de la Comptabilité publique (1962), il installe la commission de rationalisation des choix budgétaires ou institue la commission d’étude de la patente qui sera à l’origine de la taxe professionnelle, notamment.

Mais Giscard attache surtout son nom à l’émission de plusieurs emprunts : l’emprunt national d’équipement en 1965 et surtout celui à 7 % en 1973…

Côté crédit, il organisera l’Epargne-logement et institue les SICAV (Stés d’investissement à capital variable), enfin il redéfinit en liaison avec la Commission des opérations de Bourse (COB) le régime des OPA…

Au niveau des prix et pour pallier une inflation qui s’installe dans la durée, il lancera un plan de stabilisation qui comportent des mesures assez strictes en matière d’encadrement des prix…

 

 

On a tous quelque chose de Kennedy

 

Mais celui que l’on n’appelle pas encore VGE est fasciné par quelqu’un que l’on surnomme déjà JFK. Le ministre de l’économie et des finances rencontre d’ailleurs le Président Américain John Fitzgerald Kennedy lors d’un voyage à Washington en 1962.  

A son retour, il ne va pas manquer de se forger « une image de marque » glamour, mettant en scène sa carrière politique et sa vie de famille, en distillant un zeste de « modernité » qui contraste avec les rites d’une classe politique quelque peu guindée…

Durant un voyage effectué en Californie en 1968, Giscard fait la connaissance d’un autre Français, Michel Pinton qui travaille alors avec Robert Kennedy, frère cadet de JFK (dont il fut l’Attorney Général) sur la campagne présidentielle de novembre, dont il est le grand favori (on connait la suite, il sera assassiné comme son aîné).

Spécialiste des sondages et ancien élève de l’Ecole Polytechnique comme le ministre des Finances, le Creusois Pinton sympathise avec l’Auvergnat Giscard, les deux hommes travailleront ensemble par la suite sur la création de l’UDF en 1978 :  l’Union pour la Démocratie Française, sorte de fédération de partis libéraux et du centre…….

Mais c’est surtout en 1974 qu’il va jouer à fond la carte « com » comme son illustre modèle Outre-Atlantique l’avait fait lors de la présidentielle de 1960 en l’emportant contre Richard Nixon….

A l’annonce de sa victoire, il prononce son premier discours télévisé en s’exprimant d’abord en Français …puis en Anglais (pas forcément fluent comme son lointain successeur Macron), ce qui est une première dans l’histoire de l’élection présidentielle….

 

Le républicain indépendant

 

Le début des années 60 est marqué par l’émergence d’un « Centre » qui veut se démarquer du traditionnel clivage droite/gauche… Le MRP et la Démocratie Chrétienne en général peuvent alors en constituer l’axe majeur de développement, mais c’est surtout le Centre National des Indépendants et Paysans qui va en devenir la figure tutélaire avant de basculer au fil du temps vers la droite conservatrice voire nationaliste

Le CNIP a été créé au début des années 50 par Roger Duchet, Député de la Côte d’Or et René Coty qui deviendra le dernier Président de la IVème République.

Ce mouvement obtient des résultats significatifs aux élections législatives de 1951 (près de 15 % des suffrages) et soutient un de ses leaders, Antoine Pinay avec lequel VGE travaillera ensuite aux Finances. Ce dernier adhère à ce mouvement, tout comme le futur député Poujadiste du Quartier Latin, Jean-Marie Le Pen.

A l’aube de la Ve République, le CNIP s’inscrit plutôt dans la lignée de la droite modérée. Il n’est pas hostile au retour du Général de Gaulle aux affaires, est plutôt partisan de l’Algérie Française. Bien que soutenant l’action du gouvernement, il demeure toutefois un courant de la droite non gaulliste et se veut libéral et conservateur. Notoirement anti-communiste et peu réceptif aux idées de la SFIO, ancêtre du PS et au MRP, genèse du Centrisme….

De sa création à l’année 1962, le CNIP sera un parti de gouvernement, mais il se prononce majoritairement contre l’élection du Président de la République au suffrage universel et se désolidarise de l’action gouvernementale, le faisant entrer de facto dans une opposition durable.

A l’exception d’une vingtaine de députés dont Giscard qui souhaite rester fidèle au pouvoir en place, d’où la création d’un Mouvement des Républicains indépendants, dont le futur Chef de l’Etat prendra la tête en 1966.

Lors de la première présidentielle au suffrage universel en décembre 1965, le CNIP va connaitre de nouvelles fractures :  une partie de ses troupes préfèrent soutenir l’Avocat Tixier-Vignancour, proche de la mouvance d’Extrême-droite, ancêtre du Front National (dont le futur leader et co-fondateur, Jean-Marie Le Pen dirige la campagne) et une autre partie qui rejoint les rangs Gaullistes….

Parallèlement, le CNIP qui commence à connaitre un inexorable déclin entame alors un rapprochement avec le MRP et les Radicaux pour créer le Centre Démocrate dont le leader n’est autre que Jean Lecanuet qui sera une des révélations de cette Présidentielle.

A 45 ans, cet agrégé de Philosophie, originaire de Rouen (dont il deviendra le maire en 1968) apporte une touche de modernité, en appliquant les règles du « Marketing Politique » distillé par le publicitaire Bongrand.  Cela portera ses fruits, car ce quasi-inconnu arrivera à amener vers lui près de 15 % d’électeurs, contribuant également à la mise en ballotage du président sortant….

Lecanuet n’a pourtant pas que des amis, son statut de leader du « Centre » lui attire autant les foudres de la Droite que de la Gauche (avec ce commentaire ironique de Mitterrand : le Centre n’est ni de Gauche ni… de gauche »), la presse le surnomme « Dents blanches » le comparant à un produit de réclame et la presse, à l’instar de « L’Express » le décrit comme « un Kennedillon » comme pour « railler » sa campagne à l’Américaine…

Pourtant en 1974, il deviendra un des compagnons de route de la Giscardie, occupant les postes de Garde des Sceaux puis de l’Aménagement du territoire sous les gouvernements Chirac et Barre. Il sera enfin le premier Président de l’UDF qui ne cessera de faire un bras de fer avec « l’allié » RPR, pour le meilleur et parfois pour le pire….

 

Force d’appoint, coup de poing….

 

Les Républicains Indépendants joueront souvent à « je t’aime, moi non plus » avec le pouvoir Gaulliste, dont il est l’allié au sein de la Majorité gouvernementale. Mais un allié de plus en plus incertain et qui contribuera au départ de De Gaulle, après avoir activement plaidé en faveur du « NON » au referendum d’Avril 1969 concernant la Suppression du Sénat et la Régionalisation…

 

Giscard à la barre…

 

Un vent de modernité et surtout une « volonté de changement » souffle sur cette France qui a connu six ans auparavant le grand choc de « Mai 68 » et qui espère bien sortir d’une pratique politicienne « à la Papa ». En Europe du Sud, c’est un autre vent qui souffle et qui ne va pas tarder à balayer les trois dictatures qui subsistent sur le continent : Portugal, Espagne et Grèce….

Peu de temps avant le premier tour de la Présidentielle Française, c’est le Portugal qui ouvre la marche, ce 25 avril 1974, quand un groupe d’officiers renverse le régime dictatorial Salazariste qui était au pouvoir depuis plus de 40 ans.  Ce coup d’Etat est fait sans effusion de sang, d’où son surnom de « Révolution des Œillets ». Les militaires à l’origine de ce pronunciamento s’engagent à amener le pays vers un processus démocratique et la promesse sera tenue….

Dans la foulée, les « Colonels » d’Athènes devront quitter le pouvoir qu’ils dirigeaient depuis le coup d’Etat de 1967 et l’année suivante, c’est la mort du sénile « Caudillo » Franco qui ouvrira les portes de la liberté à un peuple Espagnol qui vivait muselé depuis 40 ans….

La France, quant à elle, vit un tournant majeur de son histoire contemporaine : le premier choc pétrolier de 1973 a sonné la fin des « Trente Glorieuses », cette très longue parenthèse de prospérité économique et d’augmentation du niveau de vie dont elle a pleinement profité, à l’instar de ses voisins européens depuis 1945….

C’est le début d’une croissance stagnante, de l’inflation galopante et du chômage de masse, bref des lendemains qui déchantent peu à peu… Georges Pompidou est alors Président de la République depuis 1969, date à laquelle il avait succédé au Général de Gaulle.

Mais le 2 avril de cette année 1974, il disparait brutalement, emporté par la Maladie de Waldenström (une variante du cancer du sang) à l’âge de 63 ans. La nouvelle de sa mort provoque la stupeur dans la classe politique et dans l’opinion publique même si son état de santé était un « secret de polichinelle » au regard de son apparence physique qui portait depuis plus de deux ans les stigmates du mal qui le rongeait peu à peu….

Deux jours plus tard, Jacques Chaban-Delmas, Premier ministre démissionnaire en 1972 se lance le premier dans ce qui va devenir « une guerre de succession ». L’homme de la « Nouvelle Société » compte bien prendre sa revanche et apporter l’adhésion à son projet qui prônait, entre autres la décrispation de la vie politique….

Mais, dans son propre camp, le maire de Bordeaux ne fait pas l’unanimité, loin de là, certains le pensant peu ou prou rassembleur et déjà dans les coulisses, un groupe non négligeable de parlementaires et de ministres, Jacques Chirac en tête, sont déjà à la manœuvre au sein même de l’UDR pour lui barrer la route de l’Elysée au profit d’un autre candidat plus prometteur…

 

Ce candidat prometteur, c’est bien sûr l’ambitieux Valéry Giscard d’Estaing qui se préparait déjà pour la Présidentielle prévue en 1976 et qui va devoir avancer son calendrier pour se déclarer peu de temps après Chaban….

A gauche, c’est François Mitterrand, élu à la tête du jeune parti Socialiste lors du Congrès d’Epinay en 1971 qui apparait comme l’adversaire le plus dangereux pour la Majorité sortante.

Après son échec de 1965 où il avait tout de même réussi à affronter le Général de Gaulle au second tour de la première élection présidentielle au suffrage universel, il est à présent devenu l’acteur principal de l’Union de la Gauche, avec le Parti Communiste dirigé par Georges Marchais et le Mouvement des Radicaux de Gauche de Robert Fabre et ses chances de l’emporter n’ont jamais été aussi fortes face à une Droite qui s’annonce divisée…

« VGE » qui n’a que 48 ans (10 ans de moins que son adversaire principal François Mitterrand) fait le pari de la jeunesse, épaulé par le mouvement des Jeunes Giscardiens, présidé par Dominique Bussereau, futur ministre et toujours Président du Conseil Départemental de la Charente-Maritime, avec la complicité d’un autre Picto-Charentais, Jean Pierre Raffarin, futur Premier Ministre…

Le candidat joue à fond la carte « communication », il est l’acteur principal d’un documentaire mémorable de Raymond Depardon sur les coulisses de sa campagne électorale. Sa photographie en compagnie de sa plus jeune fille Jacinthe, 14 ans lui donne une image d’authenticité et surtout de modernité…

Mais la « force de frappe » de Giscard, celle qui lui permettra peut-être de l’emporter « à l’arraché » sera son débat Télévisée de l’entre deux tours face un François Mitterrand, « l’homme du passé » qui n’a pas « le monopole du cœur » …

Il l’emporte donc au second tour avec 50.81 % des suffrages face à François Mitterrand qui échoue pour la seconde fois dans sa tentative de s’emparer du navire élyséen mais cette fois-ci de justesse……

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23. Janv., 2021

C'ETAIT VGE OPUS 2

2ème épisode: Le Réformiste éclair