UN GONCOURT DE CIRCONSTANCES

Philippe DUPONT

 

Editorial du 3 Novembre 

 

 

Chaque année, le premier mardi du mois de novembre est associé à la remise du Prix Goncourt, considéré  comme le plus ancien mais également comme le plus prestigieux des prix littéraires, celui qui donne l’impression à son lauréat d’avoir décroché le Graal et qui peut lui assurer désormais une place de  premier plan au sein de la République des lettres.

C’est peut-être ce qui va arriver à Mohamed Mbougar Sarr, un jeune auteur Sénégalais de 31 ans résidant dans l’Oise et qui devient de facto le premier écrivain d’Afrique subsaharienne à obtenir le prix avec son roman « la plus secrète mémoire des hommes », rejoignant ainsi d’autres auteurs issus de la Francophonie (qu’ils viennent de Suisse, Belgique, du Canada ou du Liban ou encore d’Haïti) ou ayant choisi le Français comme langue d’expression.

Mohamed Mbougar Sarr, malgré son jeune âge n’est pas un novice dans cette fameuse République des lettres, où il s’est déjà vu décerner plusieurs prix littéraires dans un passé récent et a été l'invité de François Busnel dans  "La Grande Librairie"  sur France 5.

Rapidement considéré comme un des  favoris , il faisait partie de la « liste des quatre » (« la short List » pour les amateurs d’anglicismes,  incluant Christine Angot ou Sorj Chalandon) avant de remporter la mise après le vote du jury de l’académie Goncourt.

Cette Académie Goncourt, composée de 10 membres (3 femmes : dont Françoise Chandernagor, Paule Constant et Camille Laurens et 7 hommes : Didier Decoin, qui en est le Président, Patrick Rambaud, Pierre Assouline, Pascal Bruckner, Tahar Ben Jelloun, Philippe Claudel et Eric-Emmanuel Schmitt) qui occupent « un couvert » hérité d’un prédécesseur, l’équivalent d’un « fauteuil » chez le concurrent de l’Académie Française. Il est important de rappeler qu’il n’est pas obligatoire d’être Lauréat du Prix pour être désigné par ses pairs, c’est d’ailleurs le cas ici pour la majorité d’entre eux.

Une sorte de Société littéraire reconnue d’utilité publique, issue du testament d’Edmond de Goncourt en 1892 (en commun accord avec son frère Jules, disparu prématurément) prônant la création de l’académie, et de l’attribution d’un prix d’un montant généreux permettant aux auteurs de pouvoir vivre confortablement de leur plume tout en explorant en profondeur leur quête de l'imaginaire romanesque.

Cependant, les différentes dévaluations monétaires mirent à mal la somme rondelette initiale qui finit par se transformer en peau de chagrin : aujourd’hui, un chèque de 10 euros est remis à l’heureux lauréat en plus de se voir payer un bon gueuleton au restaurant parisien Drouant, lieu de remise du prix…

Dérisoire, penseront certains qui constateront ensuite que c’est l’après-prix qui est rémunérateur : la garantie d’un fort tirage (au minimum 300 000 exemplaires) qui profitera aussi bien à l’éditeur qu’à son auteur.

 Ce dernier sautant sur l'occasion de pouvoir changer de statut (tel Jean Rouault, le Goncourt 1990, qui troqua son kiosque à journaux pour un poste dans une maison d’éditions), de standing (l’achat d’un appartement ou d’un bateau comme ce fut le cas pour Yann Queffelec, Goncourt 1985), certains encore plus chanceux, ayant déjà été « best Sellers » avant l’obtention du prix à l’instar du précédent Goncourt , Hervé Le Tellier avec « L’anomalie »….

Comme aiment railler certains esprits persifleurs : le Goncourt récompense très souvent un bon roman, autant que le prix Eurovision consacre une mauvaise chanson mais parfois l'issue est similaire:  la « capitalisation » du prix n’est pas forcément éternelle : si certains lauréats entrent au panthéon littéraire, à l’instar d’un Proust, Genevoix, Malraux, Gary, Clavel, Duras, Tournier, Houellebecq ou Modiano, combien tombent dans les oubliettes, à commencer par le premier lauréat en 1903 : le franco-américain John-Antoine Nau ou rappellent vaguement quelque chose aux rares bibliophiles nostalgiques.

D’autres y voient un cadeau empoisonné, ce fut le cas notamment pour celui qui reste le plus jeune lauréat à ce jour : Jean-Louis Bory (Goncourt 1945) qui constata avec amertume que son ambition littéraire fut par la suite bridée par l’obtention de ce prix.

Julien Gracq (Goncourt 1951) est à ce jour le seul à ce jour à avoir refusé le Goncourt comme Sartre (qui ne l’obtint pas) refusa le Prix Nobel. Un choix qui peut paraitre surprenant mais n’empêchera pas l’ouvrage de caracoler en tête des ventes !  On n’oubliera le génial canular de Romain Gary qui lui permit de l’obtenir deux fois (ce qui est interdit)  : en 1955 et en 1975 sous le pseudonyme d’Emile Ajar au nez et à la barbe du jury….

Dans la course au Prix, certains romanciers majeurs furent recalés ou oubliés : à l’instar d’un Alain-Fournier (pour le « Grand Meaulnes » !), de Colette, de Louis-Ferdinand Céline, d’André Gide, d’Albert Camus ou de le Clézio, parfois pour des raisons autres que littéraires tandis que certains des "oubliés" se consolèrent en décrochant le Prix Nobel !

C’est clair le Goncourt attise les convoitises du Landernau littéraire mais compte son lot de détracteurs qui l’accusent de servir les intérêts d’une « Troïka » composée des éditeurs « Gallimard-Grasset-Le Seuil » plus communément connue sous le nom de « Galli-Gra-Seuil » » véritables prédateurs des prix littéraires et  souvent entâchés d’un manque de transparence (collision, conflit d’intérêts, copinage entre jury auteurs-éditeurs, quand certains ne coiffent pas plusieurs casquettes à la fois) au détriment des autres maisons d’édition. Mais on le sait, des efforts notables ont été accomplis pour une répartition plus équitable, d’ailleurs l’actuel lauréat n’a-t’ il pas été édité par deux « petites » structures, l’une Française et l’autre Sénégalaise ?

Malgré ces efforts, le « ressenti » de mafia littéraire qui ne veut pas dire son nom continue à échauffer certains esprits qui n’ont pas hésité  à créer  dans les années 80: un « Anti-Goncourt » d’abord appelé « Novembre » puis à présent « Décembre »….

 A l’ère du numérique, il est clair que le Prix Goncourt, comme son jumeau le « Renaudot » qui est décerné le même jour et au même endroit, dans la foulée de son voisin, cette année récompensant enfin la Belge Amélie Nothomb) et ainsi que tous les autres prix (Médicis, Femina, etc..) reste une « valeur sûre » prisée par le grand public....qui attend avec délectation la sortie du  nouveau "Grand Cru"  (ou souvent en  répondant à un effet de mode)  en se ruant sur les rayonnages des libraires  ou celles plus commerciales des gondoles de supermarchés, faisant parfois la «nique » aux stakhanovistes du Best-Seller assuré  dont la qualité littéraire file de l’urticaire aux Critiques et qui n’auront jamais les faveurs du jury Goncourt….

SPLEEN EN CORREZE (Editorial du 8 novembre).

 

Tulle en Corrèze.

 

Ce n’est pas seulement une contrepèterie politique mais également le véritable lieu de relance de la campagne d’Anne Hidalgo qui a connu un démarrage très poussif . La maire de Paris a en effet choisi le chef-lieu de ce département de l’ex-Limousin, répondant à l’invitation de François Hollande, ancien maire de la ville et naguère Président de la République afin de trouver la « voie du renouveau »...

Certains souriront du brusque soutien appuyé de l’ancien chef d’Etat à l'adresse de la première magistrate de la Capitale, notamment après avoir déploré sur les ondes de  de France Inter que la « Gauche faisait comme si elle avait déjà perdu » fustigeant au passage les trop nombreuses candidatures, qui fleurissent chaque jour dans le jardin de la pré-campagne électorale, véritable facteur selon lui de divisions et surtout de « machine à perdre »…

« Embrassons-nous, Folleville !». Du passé, faisons table rase...

Mais l’ancien Président de la République n’est pas du genre à baisser les bras et a cru déceler chez Anne Hidalgo, « une présidentiable » crédible, une « battante », ne l’a-t ’elle pas prouvé en se faisant réélire Maire de Paris, au « nez et à la barbe » de ses (nombreux) détracteurs, déjouant ainsi tous les pronostics » ?.  

Certes, mais « Notre Dame de Paris » comme la surnomme méchamment ses adversaires plafonne désesperement à « 5 % » dans les intentions de vote: un score qui rappelle celui de son prédécesseur socialiste malheureux de 2017, Benoit Hamon…Guère encourageant mais bien révélateur de l’état d’un Parti socialiste encore au pouvoir il y a 5 ans,  laminé depuis par la vague Macronienne et menacé, aux dires de certains de ses sympathisants de devenir un « micro-parti » souvent inaudible, parfois sectaire et qui vit dans la nostalgie d’un monde disparu en même temps que son siège historique de la rue de Solférino….

Toutefois, l’éternel optimiste qu’est François Hollande s’est empressé de réconforter son hôte en lui affirmant que « Venir à Tulle, c’est déjà un peu gagner ». On ne sait si cet encouragement relève de la « méthode Coué » ou plutôt d’une introduction au manuel « Comment conquérir le pouvoir pour les Nuls ».

« 5 % , c’était mon score en 2011, un score d’éternel outsider » qui l’a pourtant propulsé au plus haut sommet, c’est vrai mais n’oublions que plusieurs éléments ont joué alors en sa faveur : l’élimination de ses adversaires les plus dangereux : DSK et Martine Aubry, le rejet du président sortant Nicolas Sarkozy mais surtout une « union de toutes les gauches pourtant déjà irréconciliables » incluant au passage le très inquisiteur Jean-Luc Mélenchon…

Coup d’essai, coup de maître alors réussi par le virtuose de la « Synthèse » on y rajouta une « convaincante campagne de Moi…Président, synonyme de vertu politique  » de vouloir tordre le coup à la finance internationale et le « sort en fut jeté"...

Mais aujourd'hui,  Anne Hidalgo ne joue pas dans la même catégorie, car moins connue, jugée parfois autoritaire et sectaire et dont l’influence ne dépasse pas les murs du « Périphérique parisien », un handicap certain à une époque où les observateurs politiques et les sociologues redessinent les contours de "l’archipel Français", à présent constitué d’habitants des  « Territoires », des « quartiers » et des«Métropoles » dont il est important de tâter le poûl afin de ne pas apparaitre comme trop« hors-sol »….En outre,son angle d'attaque classique "anti-Macron" risque de faire un flop s'il demeure un exercice solitaire....

D’où l’idée de venir à la rencontre de cette terre des « Présidents » qui lui en a effectivement donné deux , tout comme sa voisine auvergnate au cours de la Vème République puis de faire des dédicaces au très réputé « Salon du Livre » de Brive, la principale ville d'un département qui fut successivement voire simultanément Rad-Soc’, pratiquant d’un communisme rural sur le plateau de Millevaches et bien sûr Chiraquien avant de devenir social-démocrate……

C'est une évidence pour espérer devenir locataire de l’Elysée, rien de tel que de tâter du « terrain » au pied du Massif Central, d’arpenter les allées du Marché, de faire la causette au comptoir d’un café et bien sûr de serrer de nombreuses paluches au gré de son parcours à travers les ruelles et places de cette pittoresque cité administrative de 14 000 habitants (autant que son homologue Creusoise Gueret), symbole de cette « France de l’intérieur » qui a vécu parfois avec douleur les profondes mutations (démographiques, agricoles, industrielles) subies par la fin des « trente glorieuses » de notre cher et vieux pays…

Spleen en Corrèze ?

 C’était le titre d’un ouvrage de Denis Tillinac, écrivain et éditeur reconnu, héritier des « Hussards », disparu en 2020 (exactement un an jour pour jour après son ami Jacques Chirac) où ce sympathique « anar de droite » Corrézien pur jus mais élevé à Paris (comme son ami précédemment cité) racontait son ingrat passé de « localier » ce « spécialiste de la rubrique des chiens écrasés » au journal local mais qui devint de facto un observateur avisé  d’un environnement parfois rongé par l’inertie ou bien l’ennui permettant cependant de mieux comprendre l’environnement et ceux qui l’habitent et d'essuyer d'un revers de manche les idées reçues ou autres préjugés faciles…

François Hollande  s’y connaissait en « labourage de terrain », sachant de partir de zéro, en « jeune loup solitaire » comme il le fit, lui le natif de Rouen, élevé à Neuilly sur Seine, jeune énarque venu défier à Ussel le « plus Parisien des Corréziens » : l’autre énarque Jacques Chirac lors des législatives de 1981 et où il mordit d’abord la « poussière »  avant de gravir un par un tous les échelons…et finir par « copiner » avec son vieil adversaire, ce dernier étant même « prêt » « à voter pour lui en 2012 », les deux hommes étant en phase au niveau de « l’humour Corrézien » qui n’est finalement ni de droite ni de gauche….

L'ANNONCE FAITE A MARIANNE ....

 

Edito du 18 novembre

 

 

Il s’appelle David Lisnard, il a 52 ans et a été élu hier Président de la très influente Association des Maires de France avec 68 % des suffrages exprimés,  lui-même l' heureux édile de la ville de Cannes (réélu l’an dernier avec 88 % des voix, un triomphe)…Un joli succès pour celui qui débuta sa carrière (le hasard fait bien les choses) en devenant le directeur de cabinet du Maire de Lons-le-Saulnier et également avant-dernier président de l’AMF, Jacques Pélissard  ….

Née en 1907, cette association fut reconnue d’utilité publique dès 1933 , connut son apogée sous la IIIème République, puis mit à sa tête des personnages influents sous la Vème République, à l’instar d’Alain Poher, (trop) longtemps Président du Sénat ou encore Michel Giraud qui inventa le mot « Francilien » pour désigner les habitants de la Région-Capitale qu’il dirigeait alors…

Encore récemment, elle était plutôt discrète dans l’espace public français avant de réoccuper la « Une de l’actualité » notamment depuis l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017, porté par la « vague du dégagisme » et animé par une volonté de « zapper » les « Corps intermédiaires » dont la vénérable « AMF » est l’ archétype , jugée selon lui, autant influente qu’adepte d’un immobilisme préjudiciable …

Ladite association qui est composée de 34 000 maires (dont la moitié est à la tête de communes de moins de 500 habitants) et de 1 250 présidents d’Intercommunalité que comptent notre Hexagone, recordman en la matière par rapport a ses voisins européens même si le regroupement communal a de plus en plus le vent en poupe) reste pour le grand public une inconnue dont l’utilité n’est pas forcément avérée…

Son but ? :  Celui de « maintenir le respect des valeurs et des principes qui ont prévalu depuis sa création : défense des libertés locales, appui aux élus dans leur gestion quotidienne et partenaire loyal mais exigeant avec l’Etat pour mieux préserver les intérêts des collectivités », c’est du moins ce que stipulent ses statuts. On pourrait parfois rajouter : « Contre-pouvoir » d’une assemblée des « territoires » (même si son siège social est à Paris)

Depuis 2017,  si les relations entre le locataire de l’Elysée et l’exécutif de l’AMF se sont améliorées, il n’en demeure pas moins que de nombreuses « tensions » subsistent toujours. Dès le début du quinquennat, la suppression de la taxe d’habitation (pourtant souvent jugée « injuste ») aura été le sujet le plus épineux du différend entre les deux blocs antagonistes.

Beaucoup des maires ont constaté avec dépit le rétrécissement de leur pouvoir et du tarissement des ressources intrinsèques au profit des communautés de communes (« l’idée de supra-communalité » permettant d’éviter les « querelles de clocher » parfois mortifère au profit d’une mutualisation des ressources, enfin presque … ) ont cru déplorer un nouveau « tour de vis »  dont les mesures compensatoires à sa disparition ont été jugées bien incertaines.

Mais c’est surtout le bras de fer entre « un président jugé trop proche d’une France qui réussit, en l’occurrence celle des métropoles » contre celle des « Territoires ou des quartiers » qui a le plus marqué les esprits.

A la barre, le Président de l’AMF, meneur de la Fronde, François Baroin, maire de Troyes depuis 1995, ancien ministre sous Chirac (son « deuxième père ») et Sarkozy, véritable homme de « réseaux » comme peut l’être le Président du Sénat Gérard Larcher (LR comme le précédent), également adepte d’un « contre-pouvoir » courtois mais ferme face à un pouvoir jugé arrogant et à présent menaçant : l’ancien Député de l’Aube, élu pour la première fois en 2014, réélu en 2017  mais décidant de ne pas se représenter  en 2021 avait l’habitude jusqu’à présent d’être candidat unique.

Voici qu’à présent, un challenger (et non des moindres), Philippe Laurent, secrétaire général (UDI) de l’Association avait décidé d’affronter le candidat adoubé par le ticket sortant Baroin-Laignel, David Lisnard…

Le maire de Sceaux a été aussitôt accusé d’être un « sous-marin du Macronisme » opérant cyniquement une « OPA inamicale sur une association qui revendique une « ADN indépendante ».

Indépendante dans le sens de «non partisane », l’AMF ? Oui et non,  car depuis les années 80, elle est aux mains d’élus clairement classés à droite tout en distillant un insolite partenariat avec un nombre conséquent d’élus socialistes.

En témoigne ce duo Baroin-Laignel que tout semblait opposer au départ : on se souvient d’un Baroin déclarant que « la Gauche était arrivée au pouvoir par inadvertance » et d’un Laignel, socialiste sectaire et revanchard, rendu célèbre par sa fameuse formule assassine à l’endroit d’un député RPR en 1981 : « vous avez juridiquement tort car vous êtes politiquement minoritaire »…

Mais ce type d’exercice du pouvoir « consensuel » permet donc « d’arrondir » les angles et de voir d’ailleurs le même Laignel, inamovible maire d’Issoudun (Indre) depuis 1977 rempiler à 79 ans en compagnie d’un David Lisnard, gardien d’une droite un peu réac qui rêve de « Reconquista » en 2022, s’affichant ouvertement anti-Macroniste tandis que son adversaire malheureux plaidait pour une « ouverture » avec l’exécutif….

En dehors des clivages partisans, le «bouillonnant et créatif », David Lisnard doit donc se mettre au travail et soutenir le travail quotidien des maires qui,  rappelons-le, restent les « élus » préférés et les plus connus de leurs électeurs, bien plus que les députés, sénateurs ou autres conseillers régionaux qui restent souvent d’illustres inconnus même s’ils ne déméritent pas.

Il semblerait que cette fonction de maire se rapproche étrangement du « sacerdoce » avec son quotidien rude et stressant, très chronophage, pas très bien rémunéré (contrairement aux idées reçues) parfois ingrat surtout dans les zones rurales où l’élu est souvent « livré » à lui-même ou jugé « responsable de facto sur tous les méfaits constatés sur son territoire » dans les communes plus importantes…..

Ces deux exemples peuvent expliquer que 40 % des sortants de 2020 ne se sont pas représentés et que curieusement plus de 70 % d’entre eux n’ont pas participé au vote (électronique) pour désigner celui qui doit les représenter. Une leçon à méditer….